Les policiers
et les vigiles en service dans la nuit de jeudi
à vendredi derniers sont placés en garde à vue.
Le détachement des
policiers du Groupement mobile d’intervention (Gmi)
au ministère des Finances, dans la nuit de jeudi
à vendredi derniers, a été auditionné après le
constat d’un cambriolage dans cet édifice
public.
D’après nos
sources, c’est vendredi matin que le passage des
cambrioleurs a été découvert. L’on a appris que
des documents, de l’argent ont été emportés. Nos
sources ne précisent cependant pas la nature de
ces documents ni les sommes d’argent distraites.
Plusieurs sources
indiquent que les cambrioleurs se sont
introduits dans le cabinet du ministre des
Finances, Essimi Menye, au cinquième étage du
bâtiment. D’autres affirment que c’est le
cabinet du ministre délégué auprès du ministre
des Finances chargé du Budget, Pierre Titi qui a
été fouillé. A ce sujet, Le Jour n’a pu avoir
des précisions auprès des sources officielles
contactées pendant le week-end.
De même, nos
sources ne précisent pas si le cambriolage a eu
lieu avec ou sans effraction. On sait toutefois
que les policiers ainsi que les vigiles en
faction le soir du cambriolage ont été
interpellés et placés en garde à vue. Il s’agit
d’une dizaine d’hommes arrêtés. Des
perquisitions ont été faites dans leurs
domiciles respectifs depuis vendredi dernier.
Le bâtiment qui abrite les services centraux du
ministère des Finances est situé au cœur du
centre administratif de Yaoundé. Une véritable
forteresse en principe équipée d’un système de
vidéosurveillance et dont l’accès est filtré par
plusieurs postes de contrôle.
La liste d’une
vingtaine de cambriolages des édifices publics
en trois ans vient ainsi de s’allonger. Au cours
d’un conseil de cabinet le 26 février 2009, le
gouvernement s’était déjà penché sur ce
phénomène. Un diagnostic avait été fait et des
mesures urgentes prescrites. Extrait du
communiqué final dudit conseil de cabinet : «
Les violations de bâtiments récemment
enregistrées résultent de la négligence dans
l’application des consignes, du contrôle
approximatif des personnes et des complicités de
certains agents de sécurité préposés à la garde
des bâtiments administratifs. Pour y faire face,
les intervenants ont préconisé l’adoption
urgente de mesures de protection ; les unes
passives, à savoir l’installation d’un éclairage
suffisant, la construction de clôtures de
sécurité, la mise en place d’un système de
vidéosurveillance ; les autres actives, à
travers la création ou le renforcement d’un
service de sécurité et de lutte contre les
incendies dans tous les ministères, ainsi que
l’instauration d’un système de permanence diurne
et nocturne, entre autres ».
Sur l’énigme des
cambriolages répétés des édifices publics, le
spécialiste des questions de sécurité et de
défense, Alain Fogué invitait, dans une
interview publiée le 7 juillet dernier dans ces
mêmes colonnes, le gouvernement à publier les
conclusions des enquêtes : « Le silence du
gouvernement est de nature à semer le trouble.
Parce que si le gouvernement communiquait sur
les précédentes infractions, ca permettrait de
voir plus clair. L’absence de communication de
la part du gouvernement laisse place à toutes
sortes d’interprétation. J’invite le
gouvernement à rendre publiques les conclusions
des enquêtes sur les cambriolages». Après ce
dernier cambriolage, une enquête a été ouverte à
la direction de la Police judiciaire.
Quelques édifices publics cambriolés
depuis 2007
1- Sni, en novembre 2007 : des
bons de carburant et un ordinateur portable
volés.
2- Camtel, en janvier et en
décembre 2008 : 05 ordinateurs portables et huit
millions de Fcfa emportés.
3- Les services du Premier
ministre par deux fois : des bons de carburants
volés.
4- Les services de l’Assemblée
nationale
5- Délégation générale à la
Sûreté nationale cambriolés en décembre 2008 :
10 téléphones portables, un émetteur-récepteur
et un pistolet automatique de marque browning
emportés. 6-6-L’Oapi en février 2009,
7- Ministère des Transports
8- Ministère des Finances
9- Ministère de la Santé
10- Ministère de la Recherche
scientifique et de l’Innovation,
11- Ministère de la Fonction
publique
12- La Cnps
13- Le Chu
14- L’hôpital général de
Yaoundé
15- L’Institut national de
cartographie
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Source:
©
quotidienlejour.com |
19.07 2010 09:09
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