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u’est-ce que le
type d’autrui leur a demandé ? Donc comme ça, le
vampirisme politique est venu chez nous !
Pepeu était sa chose tranquille. Les gens
sont venus à sa porte, le 6 novembre pour lui
rappeler qu’il a seulement 25 ans. De pouvoir.
L’homme qui nous a apporté le changement, qui
nous fait avancer en reculant à grands pas, a
aussi dit que le pays se portait bien, comme
tout le monde peut le constater. Ce jour-là, je
me suis rendu dans la Lékié où des élites
ont rivalisé de zèle pour plaire au mari de
Ma’ Chan. Ce que je ne savais pas, c’est que
pendant qu’on célébrait le patron du Rrdéé,
quelques légumes concoctaient leur part de
ngrimba à côté. Tu crois que quoi ? Que aussi
laisser passer une occasion comme ça sans faire
sa part de show gars ?
Le Esgé du Rrdéé a
préparé un bon petit document de déférence pour
son patron. Mais, comme le gars ne peut pas
porter l’affaire-là tout seul et que Ndongo
Essomba, le président du groupe Rrdéé à
l’Assemblée, doit aussi danser sa part de
ventre, il fallait recruter des alliés pour
faire passer la pilule. Ça tombait même bien,
puisque le Minrex Henri Eyébé Ayissi
aussi cherchait sa part de prétexte pour faire
allégeance au très Haut. On lui a collé le
boulot pour peaufiner l’émotion de soutien, sous
la supervision d’Essimi Menye, ancien
cultivateur de tomate que je ne vois même plus
au footing du Palais des congrès, depuis qu’il
est dans la mangeoire. En lui recommandant la
plus grande discrétion, question de ménager
l’effet de surprise.
Voilà
alors comment le grand frère Urbain Olanguena
Awono, qui se trouvait à Sa’a pour la
marche, a été écarté du complot de Monatélé
visant à supplier le père de Brenda et de
Junior de rester à Etoudi, fait quoi fait
quoi. Parce qu’il est le plus grand, le plus
beau, le plus fort, l’in-dis-pen-sa-ble de
service. L’ex Minsanté, qui n’était au courant
de rien, courait sa part ventre à terre à
Yaoundé. Pour se faire voir sur l’esplanade du
Palais.
Pour ne rien te
cacher, mon frère, j’ai vu moi-même à Monatélé
comment les Eyébé et autres grands du
coin corrigeaient leur navet à Pepeu à la
lumière des téléphones portables. Au moment de
signer la bafouille, n’est-ce pas que voilà
l’ancien ministre délégué aux Finances Henri
Engoulou qui se rebelle ! Il dit qu’il ne
signe rien et sort bruyamment de la salle de
réunion. Ses frères du village, tout retournés
par ce comportement antipatriotique, racontent
maintenant partout à Ongola qu’il est le
trésorier du « G11 », l’affaire dont on dit que
Jean Marie Atangana Mebara est l’un des
gourous. Pardon, laissez aussi Atango un
peu tranquille. Déjà qu’il a du mal à sortir de
sa chambre depuis qu’on l’a sorti du
gouvernement.
Eh ! J’allais
oublier, masa… Tu te souviens de l’affaire de
l’émission sur le bilan des 25 ans de règne de
Pepeu, qu’on devait diffuser l’autre jour
sur plusieurs radios ? L’affaire-là n’est pas
totalement perdue, puisque son enregistrement a
eu lieu mercredi au Palais des congrès. On va
seulement aussi écouter. Peut-être faudrait-il
envoyer la copie de cette émission à Laurent
Gbagbo, pour qu’il écoute d’abord avant de
se décider à venir à Yaoundé, où il est annoncé
dans les prochaines semaines. Qu’il sache
d’abord que notre président bien aimé a un
enviable bilan à présenter au monde.
C’est comme ça que
j’attends aussi la suite de l’affaire de la
Chambre d’agriculture. Pardon, ne fais pas comme
si tu n’as pas entendu. Yahhh ! A la Chagri, les
gens parlent seulement dans l’oreille des
autres. Que le Prési Philémon Adjibolo,
qui au passage n’a même plus un tabouret à
l’Assemblée, a envoyé nuitamment ses marabouts
verser les remèdes partout dans la maison le 18
octobre. On dit même que les bureaux du
secrétaire général et du nouveau contrôeur
financier étaient les plus visés. Que les
ngrimbamen ont été interpellés par des mbérés,
avant d’être liberés au parquet sur intervention
de qui je ne te dis pas.
La mal-bouche.
Qu’est ce que les gens ne vont pas faire ici
dehors pour gâter le nom des autres. Pardon, je
n’ai pas prononcé le nom de John Fru Ndi.
Le gars là, la qualité qu’il parle des femmes
maintenant, on dirait qu’il va seulement lancer
bientôt un appel à candidatures pour recruter
une nouvelle ngô. Parlons plutôt d’un autre toli,
pas celui qu’on raconte ici dehors que la Sanza
Night Club menace de rouvrir à Ongola.
N’est-ce pas je te
disais ici, l’autre jour, parlant de Adrienne
Bassalang de la Camair, qu’elle avait été
virée de son poste d’accueil des Vip et
utilisait le ngrimba ou les sms pour menacer sa
remplaçante. Et voilà que j’apprends que, non
seulement dame Adrienne n’a pas été
virée, mais, elle a eu une grosse promotion le
10 octobre dernier : représentante commerciale
de Camair à Dakar, la deuxième grosse escale de
la compagnie nationale après Paris. Que les
jalouses aillent encore la trouver au pays de
Abdoulaye Wade pour faire leur kongossa !
Parlez toujours,
les autres avancent. Si tu demandes mêmes à
l’honorable Albert Dooh Collins, il va te
dire qu’un grand est toujours un grand. En
dehors de l’hémicycle, le non moins promoteur
d’une agence de communication a trouvé le temps
d’être porté à la tête de Grande loge unie du
Cameroun (Gluc).
Le nouveau
sérénissime grand maître a tapé Olivier Behle
aller et retour. Avec la bénédiction de
Maurice Ekoule Locko, le sortant
Jean-Baptiste Djoumessi, Marcel Dobill,
Paul Emmanuel Tonye et Emmanuel Bakot
Ndjock. Parlez encore ! Maintenant, on
attend le maçon au pied du mur.
Source: le
magazine SITUATION N°093 |