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Nageoire dorsale
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Nageoire caudale
-
Nageoire anale
-
Nageoires ventrales
-
Nageoires pectorales
-
Première ligne latérale
-
Deuxième ligne latérale
-
Opercules
-
Bouche
-
Narine
-
Oeil
Enumérons quelques conditions auxquelles doit
répondre un bon poisson de pisciculture.
-
Il doit accepter de vivre avec d'autres
poissons dans un espace assez restreint,
puisqu'on veut élever beaucoup de poissons
sur une petite superficie.
-
Il doit avoir une croissance rapide : plus
vite le poisson est grand, plus vite le
pisciculteur peut récolter.
-
Il doit se nourrir avec des aliments faciles
à trouver et pas trop chers.
-
Il doit se reproduire facilement. Si non il
faut avoir une source d'alevins pour pouvoir
recommencer.
-
Il doit résister aux manipulations et au
transport.
-
Il ne doit pas être trop sensible aux
maladies.
-
Il doit être apprécié par le consommateur.
Comment réagit le Tilapia nilotica
-
Il aime vivre avec ses congénères. On peut
en mettre deux par mètre carré ou même plus
si on les nourrit avec un aliment complet.
-
Bien nourri, il dépasse les 100 grammes en
six mois.
-
Il se nourrit de tout. Le plancton qui est
produit par le fumier et le compost, des
sous-produits agricoles comme le son de riz
et le tourteau de coton, les déchets de la
cuisine, etc…
-
Il se reproduit sans problèmes en captivité.
La reproduction est même tellement abondante
que l'on élève parfois seulement les mâles
pour éviter la reproduction ( et parce que
les mâles grossissent plus vite que les
femelles) ou qu'on ajoute des prédateurs
pour éliminer la reproduction.
-
C'est un poisson solide. Il peut rester
vivant pendant quelque temps après être
sorti de l'eau. Il supporte bien le
transport à condition de surveiller
l'aérateur de l'eau.
-
Il a très peu de maladies si les conditions
de vie sont normales (deux par mètre carré,
bonne température, suffisamment d'oxygène
dans l'eau, suffisamment de nourriture)
-
Il est très apprécié par le consommateur.
Quand on sort de l'eau un Tilapia ou un poisson
en général, après un peu, de temps, ils meurent.
Comme l'homme ne peut pas respirer dans l'eau,
le poisson ne peut normalement pas respirer dans
l'air (il y a des exceptions). Pourtant homme et
poisson ont besoin du même oxygène (02) pour
vivre. De même que l'homme qui a des poumons qui
peuvent prendre l'oxygène (02) dans
l'air, le poisson à des branchies capables de
prendre l'oxygène (02) dissous dans
l'eau.
Les mouvements des opercules du poisson fait que
l'eau est aspiréc dans la bouche, passe à
travers les branchies et sort sous les
opercules.
Quand on regarde sous les opercules d'un poisson
on voit un grand nombre de lamelles très rouges
(à cause du sang). C'est au niveau de ces
lamelles rouges que l'oxygène dissous dans l'eau
passe à travers la fine membrane qui recouvre
les lamelles, dans le sang du poisson. Le sang
transporte l'oxygène partout dans le corps du
poisson où il est utilisé pour les diverses
fonctions du corps (croissance, mouvements,
reproduction, etc…). La consommation de
l'oxygène par le poisson produit comme déchet le
gaz carbonique (CO2) qui est toxique et qui doit
donc être enlevé du corps. C'est de nouveau le
sang qui se charge du gaz carbonique (CO2), le
transporte vers les branchies ou il est rejeté
dans l'eau.
Schéma de la respiration
-
L'eau chargée d'oxygène (O2)
dissous, entre en contact avec les lamelles
branchiales.
-
L'oxygène (O2) de l'eau, traverse la fine
membrane des lamelles branchiales et passe
dans le sang
-
Le sang ammène l'oxygène vers tous les
organes du corps où il est échangé contre le
gaz carbonique (CO2)
-
C'est le coeur qui pompe lesang à travers
les vaissaux sanguins du corps.
-
Le sang a échangé tout l'oxygène (O2)
contre le gaz carbonique (CO2)
-
Arrivé au niveau des branchies, le sang
décharge le gaz carbonique (CO2)
dans l'eau et se recharge d'oxygène (02).
-
L'eau qui sort des opercules du poisson est
chargé de gaz carbonique (CO2).
Opercules : C'est sous les opercules que se
trouvent les bran chies.
Les branchies du Tilapia se composent de deux
fois quatre ares branchiaux, quatre de chaque
côté. Sur les ares branchiaux on trouve les
branchiospines et les lamelles branchiales. Les
lamelles branchiales sont donc des organes
vitaux pour le poisson.
Le
pisciculteur doit y penser quand il vidange son
bassin et qu'il veut garder des alevins pour le
réempoissonnement. Sou vent les poissons ont
traîné dans une eau très boueuse lors de la
vidange. La boue ( ce sont des fines particules
d'argile) va se coller sur la fine peau des
lamelles et boucher le passage de l'oxygène (O2)
et du gaz carbonique (CO2).
Le
poisson ne résistera pas longtemps. Quand on
sort des alevins du bassin, il faut toujours
immédiatement les rincer plusieurs fois dans de
l'eau propre. Si les lamelles sont couvertes de
boue le poisson mourra asphyxié.
Donc pour que le poisson puisse respirer il faut
que ses branchies soient propres. Mais en est
pas tout. Il faut aussi qu'il y ait de l'oxygène
dans l'eau. Quand on met beaucoup d'alevins dans
un seeau d'eau, l'oxygène disponible sera
rapidement consommé. On verra tous les alevins à
la surface avec la bouche ouverte. Ils
n'essaient pas de prendre l'oxygène de l'air,
ils ne peuvent pas puisqu'ils n'ont pas de
poumons. C'est la couche d'eau supérieure qui
est en contact avec l'air qu'ils cherchent car
la couche supérieure contient toujours un peu
plus d'oxygène que l'eau du fond. Dès que cet
oxygène sera consommé, les poissons mourront. Si
l'on veut garder des alevins pour le
réempoissonnement, il faut toujours les mettre à
l'ombre.
La
Tilapia nilotica a une grande bouche non
protractile avec des petites dents sur la lèvre
supérieure et inférieure. Dans le fond de la
bouche commence l'oesophage. De chaque côté on
voit quatre arcs branchiaux chacun pourvu de
petites épines : les branchiospines. De l'autre
côté des arcs branchiaux sont fixées les
lamelles branchiales qui servent à la
respiration. Les arcs branchiaux et les
branchiospines ressemblent a des peignes. L'eau
qui entre dans la bouche et qui passe dans les
fentes entre les arcs branchiaux est filtré par
les branchiospines. Le phytoplancton (plancton
végétal), le zooplancton (plancton animal), les
petits insectes et larves sont retenu par les
branchiospines et canalisés, vers l'oesophage.
Selon le régime alimentaire du poisson le nombre
et la taille des branchiospines va varier. Les
poissons microphages (comme le Heterotis)
ont beaucoup de branchiospines fines qui sont
très serrées, qui leurs permettent de retenir
même le tout petit plancton. Le Tilapia est un
mangeur de plancton, il a beaucoup de
branchiospines (± 25 par rangée), mais elles ne
sont pas si serrées que chez Heterotis.
Les poissons voraces ont souvent de courtes
branchiospines très écartées. Ils ne retiennent
pas le plancton.
Dans le fond de la bouche on voit aussi les
dents pharyngiens.

L'oesophage
est très court et débouche dans l'estomac et
ensuite un très long intestin. (± 8,5 × la
longueur du corps chez Tilapia nilotica).
Chez les voraces l'intestin est beaucoup plus
court mais l'estomac est plus développé. C'est
dans l'estomac et l'intestin que se passe la
digestion.
Si
la température de l'eau monte autour de 20°C les
Tilapia vont se choisir un partenaire pour la
reproduction. Du couple, c'est le mâle qui
construit le nid. La forme du nid est différente
pour chaque espèce de Tilapia. Chez le T.
nilotica le nid a la forme d'une cuvette de 20 à
30 cm de diamètre, que le mâle aménage de
préférence dans un sol sablonneux à une
profondeur comprise entre 30cm et 150cm, selon
les possibilités. Quand le mâle a creusé le nid,
la femelle vient y déposer ses oeufs. Le mâle
vient alors déposer la laitance sur les oeufs et
la femelle reprend les oeufs fécondés en bouche.
La femelle va garder les oeufs fécondés en
bouche jusqu'à l'éclosion. On appelle cela :
"INCUBATION BUCCALE" Par le jeu des machoires,
les oeufs sont mélangés avec de l'eau fraiche
bien oxygènée.
Les larves de Tilapia nilotica écloses restent
dans la bouche de la mère jusqu'à ce qu'elles
soient capable de nager. La mère libère alors
ses petits, mais ils restent à proximité des
parents et apprennent à se nourrir. En cas de
danger, toutes les larves se refugent dans la
bouche de la mère.
Une femelle mature (3 à 4 mois) peut pondre une
fois toutes les 3–4 semaines. C'est pour cela
que les femelles de T. nilotica grossissent
sensiblement moins vite que les mâles :
-
Elles produisent une grande quantité d'oeufs
-
Pendant toute la période de l'incubation
buccale la femelle se nourrit mal.
Il
est assez difficile de reconnaître les mâles des
femelles chez T. nilotica, surtout quand
il sont petit. Il faut qu'ils pèsent plus de 30
grammes avant de les pouvoir reconnaître à l'oeil
d'une façon certaine.
Les différences sont :
-
La hauteur du corps est plus grande chez le
mâle que chez la femelle.
-
La femelle a une couleur légèrement plus
foncée et bleuatre.
-
Les bas de joues de femelles sont gonflés à
cause de l'incubation buccale.
-
La papille urogénitale est légèrement
différent chez les deux sexes.

La
papille urogénitale est un organe qui sert à
l'excrétion de l'urine et à l'expulsion des
produits sexuels. C'est une petite excroissance
située à l'arrière de l'anus, percée d'un petit
trou par lequel le poisson mâle peut uniner et
faire sortir le sperme et le poisson femelle
peut uniner et expulser les oeufs.
-
Est-ce que l'étang est bien nettoyé ?
Toutes les herbes et les nénuphars doivent
être enlevés.
-
Est-ce que les digues sont solides ?
Les talus, ont-ils la bonne pente ?
-
Est-ce qu'il y a un grillage à l'entrée
d'eau pour empêcher que d'autres poissons
n'entrent dans le bassin.
-
Est-ce qu'il y a un grillage devant le trop
plein ?
-
Est ce que le compost est rempli ?
-
On va laisser entrer l'eau dans l'étang.
Sous l'entrée d'eau on met un morceau de
tôle ou des cailloux pour éviter que l'eau
creuse un trou.

-
Il faut bien contrôler si les digues
tiennent bien. On fait le tour de l'étang
pour vérifier qu'il n'y a pas de fuites.
-
La profondeur minimale doit être 50cm.
-
Les alevins qu'on va mettre dans le bassin
doivent y arriver en bon état. C'est de leur
survie que dépendra entre autres la réussite
de la production.
-
Quand on doit prendre des alevins dans la
main pour les trier sur taille ou espèce, il
faut toujours avoir les mains mouillées. Les
écailles des poissons sont recouverted'une
petite couche muqueuse qui protège le
poisson contre les attaques des bactéries et
des champignons. Quand on prend un poisson
avec les mains sèches on enlève cette couche
de mucus, elle reste collée à nos mains.
C'est là que les parasites vont attaquer le
poisson.
-
On cherchera à travailler pendant les heures
fraiches de la journée. C'est-à-dire tôt le
matin. On mettra toujours les alevins à
l'ombre pour éviter que l'eau du récipient
ne chauffe et perde encore plus vite son
oxygène. On laisse les alevins hors l'eau le
moins longtemps possible. On renouvelle
l'eau du récipient si elle est trop boueuse
ou trop chaude.
-
On manipule les alevins le moins possible.
-
Quand on met les alevins dans le bassin, on
met d'abord le récipient dans l'eau. On le
verse doucement de façon que l'eau du bassin
et l'eau du récipient se mélangent petit à
petit.

On
veut faire l'élevage mixe : de Tilapia
nilotica en monoculture.
Monoculture veut dire qu'on va élever seulement
une espèce à la fois : le Tilapia nilotica.
Le
mot mixe indique qu'on va avoir plusieurs
classes d'âge mélangées dans l'étang. On met
seulement des alevins au début, mais ils vont se
reproduire. On veut qu'ils se reproduisent pour
avoir des alevins pour recommencer après la
vidange. On va donc trier les alevins par
espèce. On va enlever toutes les autres espèces
comme le Hemichromis, le Tilapia
zillii, etc…
Quelles sont les différences entre un T.
nilotica et un T. zillii
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T. zillii |
T. nilotica |
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-
Couleur |
|
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|
du corps |
|
noir et blanc |
|
de la queue |
jaune bordée de rouge |
noir et blanc strié verticalement |
|
-
Forme |
le corps est plus haut |
|
|
-
Tête |
la tête est plus grosse |
|
|
-
Le nid |
plusieurs trous par nid (4–5) |
seul trou en forme de cuvette |
|
-
Nombre de branchiospines |
petit nombre 10 – 15 |
grand nombre 20 – 25 |
|
-
Croissance en étang |
faible |
forte |
Il
ne faut pas en mettre plus ni moins.
-
Si on en met plus il vont être trop serré.
Il ne faut pas oublier qu'ils vont se
reproduire. Avec le temps l'étang devient de
plus en plus peuplé. Ce n'est pas favorable
à la croissance du poisson. Ils devront se
partager la nourriture naturelle qui sera
insuffisante et ils se gêneront les uns les
autres. Ils vont arrêter de grossir. Ce
phénomène s'appelle nanisme: les
poissons ne grandissent pas, ils restent
comme des nains.
-
Si on en met, moins que deux par mètre
carré, la production va être faible aussi.
Toute la nourriture de l'étang ne sera pas
utilisée. C'est une perte. C'est comme si on
plantait du manioc ou du maïs trop espacé.
-
Pour empoissonner correctement il faut donc
connaître la superficie (G) de son bassin :
Superficie du bassin en m3 × 2 alevins par
m2
-
Si on connait aussi le poids
moyen (PM) des alevins, on peut déterminer
quel poids en alevins il faut mettre dans le
bassin : MEC = S ×
2 P.M.
|
Exemple
: |
S |
= 100 m2 |
|
|
PM |
= 5 gr |
|
M.E.C. |
|
= 100 × 2 × 5 |
|
|
|
= 1000 gr |
|
|
|
= 1 kg |
|
M.E.C. |
|
Mise en charge |

PECHEUR : “Je me demande comment les poissons
vivent dans l'eau ?”
MAITRE : “Eh bien ! tout comme le font les
hommes : les gros mangent les petits.”
-
Périclès-
Les eaux naturelles (les rivières et les
marigots) contiennent des poissons, même si ce
n'est pas l'homme qui les a mis dedans. Il y a
aussi plein d'autres animaux et plantes.
Tous ces animaux et plantes dans leur milieu
forment un système en équilibre qu'on appelle
écosystème.
Voici comment cela fonctionne :
-
L'eau de pluie, avant d'arriver dans le
marigot, coule sur la terre et se charge de
très petites particules de roches : les
minéraux dissous. Toute plante a besoin
de ces minéraux pour sa croissance.
-
C'est dans cette eau là, chargée de minéraux
dissous que, sous l'action des rayons
solaires, des plantes se forment.
On appelle celà la photosynthèse. Il
n'y a pas seulement les plantes qui poussent
sur le fond ou a la surface, il y a aussi
des toutes petites plantes qui flottent dans
l'eau et qui donnent une couleur verte à
l'eau si elles sont nombreuses. Ces plantes
minuscules, invisibles à l oeil nu,
s'appellent : le plancton végétal ou
le phytoplancton.

-
Ces plantes servent de nourriture à des
animaux très petits :
le plancton animal ou le
zooplancton.
Il y a aussi des poissons qui se nourrissent
avec le phytoplancton comme la Oarpe
argentée et l'Hétérotis. On les appelle
des phytophages. D'autres poissons
mangent les plantes aquatiques comme la
Carpe herbivore.
-
Les très petits animaux (le zooplancton)
servent à leur tour de nourriture à des
animaux plus gros comme des crevettes, des
escargots, des vers ou à des poissons comme
le Tilapia Nilotica.

-
Ensuite il y a les poissons qui mangent de
préférence ces petits ani-maux et les
poissons voraces qui mangent les autres
poissons.
-
Quand les poissons meurent (et aussi quand
d'autres organismes aquatiques meurent) ils
tombent dans la vase au fond de l'eau. La,
des animaux très petits, invisibles à l'oeil
nu (les bactéries) vont aider à la
décomposition et ils vont transfomer le
poisson mort en minéraux dissous.
Ces minéraux dissous seront utilisés par les
plantes vertes et le cycle recommence.

Chaîne alimentaire dans le milieu aquatique.
Ceci s'appelle une chaine alimentaire :
Quand le pisciculteur enlève les poissons de son
bessin, le cycle ne peut pas recommencer comme
auparavant :
-
parce qu'il n'y a plus de poissons pour manger
les plantes et les animaux,
- parce qu'il n'y a plus de poissons qui tombent
dans la vase du fond où les bactéries les
transforment en minéraux dissous et il n'y a
done plus (ou moins) de minéraux dissous.
Le
pisciculteur enlève donc une partie de la chaine
alimentaire et il arrête le cycle.
Il
va réempoissonner son bassin afin de redémarrer
son élevage, mais il doit aussi ajouter des
minéraux à l'eau, sinon la production sera
faible.: Il va fertiliser son bassin avec un
compost et s'il veut obtenir de bonnes
productions, il va nourrir ses poissons comme il
nourrit ses poussins ou ses lapins.
Pour que tout marche bien il faut donc :
-
qu'il y ait le plus possible de minéraux
dissous dans l'eau,
-
que l'étang soit bien exposé au soleil parce
que le plancton végétal et les plantes en
ont besoin pour pousser (on va donc enlever
les plantes flottantes),
-
il faut mettre un compost dans l'étang pour
donner des minéraux,
-
en plus, on peub nourrir directement le
poisson, mais dans ce cas il faut savoir ce
que le poisson mange.
Si
on veut que le poisson trouve à manger dans
l'étang, il faut qu'on remplace les minéraux
dissous. Ce sont les minéraux dissous et
l'énergie solaire qui constituent la base de la
nourriture naturelle du poisson.
Il
y a beaucoup de choses qu'on peut mettre dans un
étang pour qu'il produise assez de nourriture
naturelle. Ce sont des engrais organiques qui ne
coûtent souvent rien sauf l'effort de les
ramasser :
-
le fumier de volaille, porcs, vaches,
- déchets d'abattoir,
- levure de brasserie,
- des os, restes de repas, des animaux morts,
- graines de coton,
- déchets des cultures,
- fruits avariés,
- épluchures de manioc, légumes, etc…
- balayures de la cuisine, cendres…
La
meilleure solution est de faire du compost. On
peut faire le compost à l'intérieur du bassin ou
sur la digue.
- Le
compost à l'intérieur du bassin
C'est le plus facile. Dans un coin de l'étang on
construit un enclos avec des bambous qui
retiennent ce qu'on y met. On peut aussi
construire un enclos rond pas trop loin de la
digue facilement rechargeable.
Dans cet enclos on met des couches de paille
alternées avec des couches de fumier et d'autres
engrais organiques mentionnés plus haut. Il ne
faut pas oublier le fumier parce qu'il contient
beaucoup de minéraux et aussi des bactéries qui
accélèrent la décomposition et la minéralisation
du compost. Chaque semaine il faut
ajouter une couche de paille et une couche de
déchets.
- Le
compost extérieur
On
prépare le compost à côté de l'étang, de
préférence dans un endroit ombragé protégé de la
pluie. On fait le compost en couches : d'abord
des herbes et des feuilles, après du fumier et
toutes sortes de déchets organiques. On ajoute
un peu de terre fertile et on arrose. Comme ça
on prépare un grand tas de couches d'herbes et
de fumier alternés. Chaque jour on arrose un
peu. Après 3 à 4 semaines le compost est prêt.
On peut faire le compost de telle façon que d'un
côté on ait du compost prêt à l'utilisation
pendant qu'on ajoute des couches de l'autre
côté. Ainsi on a toujours du bon compost.
Ce
compost est de meileure qualité. Il est aussi
plein de vers et d'autres petits animaux et des
larves. Un autre avantage c'est que le compost
extérieur ne prend pas d'oxygène à l'eau.
Dans le compost se produisent des fermentations
qui peuvent nécessiter beaucoup d'oxygène dans
l'eau et la mort des poissons.
Quelques dosages pour obtenir de
bonnes productions :
-
Fumier de volaille ou de porcs : une demie
brouette (251) par are et par semaine.
-
Sang : 10 litres par are et par semaine.
-
Os : 10 Kg par are et par mois d'os frais
donnent un bon développement du zooplancton.
-
Graines de coton : une brouette par are et par
semaine.
-
Parches de café : convient mieux à un compost
extérieur vu le taux élevé de cellulose.
-
Le rouissage du manioc : 10 à 25 Kg par
are et par jour. Un excès peut causer des
mortalités de poissons.
-
Engrais minéral
On
peut aussi fertiliser son étang avec des engrais
minéraux. Vu leur coût prohibitif on va se
contenter de noter seulement quelques dosages
indicatifs :
|
Superphosphate : |
70 grammes par are et par semaine ; |
|
Azote : |
150 grammes par are et par semaine. |
On
mettra ces engrais chaque semaine dans un panier
à fleur d'eau pour que la dissolution se fasse
progressivement.
Il
faut utiliser uniquement des engrais minéraux
dans des étangs bien étanches avec un minimum de
renouvellement d'eau.
A
côté d'une fertilisation de l'eau, afin
d'augmenter la nourriture naturelle du poisson
(le plancton végétal et le plancton animal, les
petits insectes et leurs larves, etc…), la
meilleure façon pour obtenir de bonnes
productions est d'alimenter les poissons comme
on alimente les poules ou les cochons dans un
élevage intensif.
La
plupart des nourritures artificielles sont à la
fois consommées par le poisson et utiles pour le
développement du plancton.
On
peut utiliser presque tous les sous-produits de
l'agriculture ainsi que des déchets de
transformation des produits alimentaires :
-
son de riz
- son de blé
- son de maïs
- tourteau de coton
- graines de coton pillées
- tourteau d'arachide
- tourteau palmiste
- feuilles de manioc, papaye, etc…
- termites
- drèche de brasserie
- restes de nourriture de la cuisine
On
va nourrir nos poissons tous les jours, de
préférence même deux à trois fois par jour. On
essayera de les nourrir toujours au même moment,
par exemple à sept heures du matin, à midi et à
cinq heures de l'après midi.
Il
n'est pas facile de savoir exactement combien
d'aliments il faut donner aux poissons. Pour
cela on va les observer. On va les nourrir
toujours au même endroit pour qu'ils s'y
habituent. On choisira le côté peu profond de
l'étang pour mieux les voir manger.
Quand on constate que les poissons ne mangent
pas tout, on donnera un peu moins le jour
prochain. S'ils finissent vite la nourriture
distribuée, on donnera un peu plus le lendemain.
Plus le poisson pousse, plus il a besoin de
nourriture. On va donc progressivement augmenter
la quantité tout en faisant attention de ne pas
donner trop. Si il reste de la nourriture non
consommée sur le fond de l'étang, elle risque de
fermenter et de consommer l'oxygène dissous dans
l'eau. En plus, la nourriture non consommée
représente de l'argent perdu.
Pour mieux suivre la consommation des aliments
on marque l'endroit dans l'étang où on nourrit,
avec un cadre en bambou.
Comme ça, en déposant les aliments toujours à un
endroit bien précis, on peut savoir si il reste
des aliments sur le fond, ou si on ne le voit
pas on peut fouiller de temps à autre avec la
main pour constater si on ne donne pas trop.
Une fois l'étang remplie et empoissonné, le
travail n'est pas fini. Le pisciculteur doit
entretenir son étang pendant toute la
production. Chaque semaine il va recharger le
compost et chaque jour il va distribuer des
aliments. Il profitera de ces occasions pour
contrôler l'état général de son bassin.
Le
niveau d'eau de l'étang doit rester pendant
toute la production au même niveau. Il faut
respecter une certaine revanche (hauteur de
garde). C'est à dire que le niveau d'eau ne doit
pas atteindre le sommet des digues. La
"revanche" est la distance comprise entre le
niveau d'eau et le sommet des digues. Pour des
petits étangs une revanche de 20cm est
suffisante. Pour les grands étangs et pour les
étangs dont on contrôle mal l'arrivée d'eau, il
faut respecter une revanche plus importante.
Pour l'élevage du Tilapia il n'est pas utile que
l'étang soit parcouru par un courant d'eau. Il
faut seulement y laisser entrer l'eau nécessaire
pour maintenir le même niveau.
Chaque jour le pisciculteur doit nettoyer les
grillages de l'arrivée et de la sortie d'eau,
vérifier le niveau et son bon écoulement dans le
système d'arrivée et le déversoir. Il faut
contrôler aussi les digues. Si on constate une
fuite d'eau, il faut diminuer le niveau d'eau
jusqu'au niveau de la fuite et amener de
l'argile pour boucher les trous de la fuite. Le
mieux est d'ouvrir la digue à l'endroit de la
fuite et de refaire la digue avec de l'argile
bien tassée. Les fuites sont souvent annoncé par
des suintements à la base des digues. Les
suintements ne sont en général pas graves mais
il faut les surveiller.
Comme on l'a déjà marqué dans le paragraphe
précédent, il ne faut pas que le bassin soit
parcouru par trop d'eau. Ceci entrainerait des
pertes d'aliments et de plancton. Le tilapia est
un poisson qui se porte bien dans les eaux
chaudes des zones tropicales mais il se peut,
quand il fait très chaud ou quand on alimente
trop, ou quand on a trop fertilisé l'étang,
qu'il y a un manque d'oxygène dans l'eau de
façon que le poisson ne sait plus respirer
(relire § 4.1.3. p 25).
Quand on voit les poissons à la surface, la
bouche ouverte, il faut intervenir rapidement.
Il faut diminuer l'alimentation et arrêter la
fertilisation de l'étang pendant plusieurs
semaines et il faut augmenter le taux d'oxygène
de l'eau. On va donc laisser entrer plus d'eau
fraiche dans le bassin et le surplus d'eau
partira par le trop plein. Il est bon que l'eau
qui entre tombe d'une certaine hauteur de façon
que plus d'oxygène est mélangé dans l'eau du
bassin. Chaque matin, plusieurs jours de suite,
on va augmenter l'entrée d'eau dans le bassin
pendant deux à trois heures, jusqu'a ce qu'on
voit que les poissons ne manquent plus
d'oxygène.
Les plantes qui poussent dans l'eau ou en
bordure de l'eau nuisent à la production
piscicole, surtout si elles apparaissent en
abondance. D'une part elles fixent à leur profit
des éléments fertilisants, sans pour autant être
comestible pour le T. nilotica, et, d'autre
part, elles ombragent l'eau et freinent ainsi le
développement du plancton végétal. On ne va pas
s'inquiéter pour un nénuphar, mais il faut
éviter que des parties entiers de l'étang sont
envahie par des herbes ou des plantes
recouvrants la surface d'eau.
La flore aquatique.
Pour se débarasser des plantes il faut d'abord
veiller à ce qu'il y ait toujours au moins 50 cm
d'eau dans les endroits les moins profonds de
l'étang. De cette façon on empeche les plantes
des berges de se développer puisqu'elles ne
peuvent pas pousser quand elles sont recouvertes
d'eau, et on freinera aussi la croissance des
plantes immergées puisqu'elles n'auront pas
beaucoup de lumière à cette profondeur. Une
méthode pour lutter contre la végétation
aquatique qui se développe dans le fond des
bassins est de provoquer un développement
abondant de phytoplancton (plancton végétal).
Quand on fertilise bian un étang (avec un
compost), l'eau daviendra vere et la lumiere ne
pourra plus pénétrer en profondeur, de façon que
toute activité de photosynthèse s'arrèts : les
plantes immergées ne pourront plus se
développer.
Lorsque l'étang se trouve quanmême envahi de
plantes aquatiques, le pisciculteur doit y
remédier. La méthode la plus simple est
d'arracher touts plante nuisible. Toutefois,
quand elles sont trop nombreuses, il ne doit pas
les laissar trainer dans l'eau. Leur
décomposition pourrait entrainer une trop
importante réduction de l'oxygène dissous dans
l'eau, provoquant la mortalité par asphixie des
poissons. Il est conseillé d'entasser ces
plantes sur les digues pour qu'elles se
décomposent et de les mettre au fur et masure
dans le compost de l'étang.
Les pêches de contrôle ont comme buts principaux
la vérification de la croissance et de la taille
du poisson afin de décider du moment de vidange
complête ou d'une recolte partielle (pêche
intermédiaire).
Les poissons d'une pêche de contrôle seront
toujours remis dans l'étang. On les traitera
donc avec précaution et les manipulations seront
reduit au strict minimum. D'habitude il suffit
d'estimer si les poissons (géniteurs)
conviennent à la consommation et à la vente et
si les alevins sont d'une taille suffisante pour
supporter une vidange et d'être remis dans le
bassin (réempoissonnement).
Le
pisciculteur peut aussi faire le poids moyen des
géniteurs, estimer leur poids total dans le
bassin et ajouter l'alimentation. Les pêches de
contrôle se font d'habitude avec un épervier ou
un filet, mais jamais à la ligne puisqu'on ne
veut pas blesser le poisson.
La
recolte du poisson peut se faire par plusieurs
méthodes. On peut recolter tout le poisson en
une seule fois (vidange complète) ou on peut le
faire en plusieurs fois en faisant des pêches
intermédiaires sans vider l'étang avant de
vidanger complètement.
Cette méthode permets au pisciculteur de se
procurer du poisson pendant la durée de
l'élevage. Il peut le faire avec un filet, un
épervier, des nasses ou des lignes. En même
temps il peut suivre la croissance des poissons.
Les pêches intermédiaires ne doivent toutefois
pas se faire trop tôt, puisqu'en enlevant les
géniteurs trop vite, on dérange la reproduction
dans l'étang. Il faut donc attendre le moment
que les premiers alevins apparaissent avant de
commencer la pêche.
A
chaque recolte il faut enlever qu'une petite
quantité de poisson, surtout si on fait beaucoup
de pêches intermédiaires. Le pisciculteur
devrait chaque fois noter le poids du poisson
qu'il sort du bassin, afin de les additionner à
la production au moment de la vidange complète.
Si
ces pêches se font d'une façon modérée, elles
permettent de recolter une production totale
plus élevée que si on pratique une seule vidange
à la fin du cycle.
Il
n'est pas toujours possible de vider
complètement le bassin, mais c'est le meilleur
moyen de cloturer une période de production et
en même temps de remettre en état le bassin.
Une vidange se fait toujours tôt le matin, afin
de pouvoir travailler pendant les heures de
fraicheur. Ainsi les poissons et surtout les
alevins que l'on gardera pour le
réempoissonnement souffriront moins. Le matériel
et les outils nécessaires pour la vidange
(pelle, bassines, paniers, etc…) seront
rassembles le soir avant. La vente du poisson
sera prévu ou bien au bord de l'étang et dans ce
cas on fera la propagande chez les voisins, ou
bien au marché du village et un moyen de
transport rapide sera prévu.
La
mise à sec d'un étang ou l'assec, est la durée
que reste un étang sans eau (période entre la
vidange et la remise sous eau). Elle peut être
totale ou partielle, de courte ou de longue
durée.
L'assec
permet, grâce à des phénomènes physico-chimiques
et biologiques, les effets bénéfiques suivants:
-
une mobilisation des éléments nutritifs
contenus dans le sol,
-
une minéralisation rapide des débris
organiques,
-
la destruction des plantes aquatiques, des
germes de maladie, des parasites et de
certains prédateurs du poisson.
Dans les pays tropicaux, la période de mise à
sec peut être réduite à quelques jours. Une
courte période est d'ailleurs préférable pour
éviter la formation de fissures dans les digues
ainsi que dans le fond de l'étang, due au
retrait des argiles. Un léger travail
superficiel du fond de l'étang peut aider à
l'aération du sol et aux trois points mentionnés
plus haut. Toutefois il ne faut pas labourer
profondément, car cela pourrait provoquer une
remonté à la surface de terre stérile, et un
enfouissement en profondeur de la couche
superficielle riche en éléments nutritifs. Une
culture (légumineuses ou culture vivrière)
pourra être effectuée sur le fond de l'étang
pendant une mise à sec prolongée. Les parties
non recoltées seront ensuite enfouies dans le
sol avant la remise sous eau. Le pisciculteur
qui adopte cette solution d'exploitation mixte
cherchera une culture aussi brève que possible.
Il doit comparer la rentabilité d'une culture
intercalaire avec l'exploitation purement
piscicole.
C'est généralement à l'endroit le plus profond
de l'étang (devant le moîne), que la vase tend à
s'accumuler. Il faut sans cesse procéder à
l'enlèvement de celle-ci afin que les poissons
puissent, lors de la recolte, y trouver de l'eau
la plus propre possible. Cette vase se compose
d'une accumulation de sédiments de la couche
superficielle du fond de l'étang et de débris
organiques. Elle est donc très riche en éléments
nutritifs et peut être utilisée à côté de
l'étang comme engrais pour des cultures
maraichères. Il est aussi possible, afin de ne
pas perdre ces éléments nutritifs, de répartir
cette boue sur d'autres endroits de l'assiette
sans toutefois en laisser trop.
Ceux-ci ont tendance à se combler au cours des
productions. Un passage rapide selon le tracé du
réseau initial suffira, mais la boue devra être
rejetée au loin et non pas déposée sur les bords
de ces drains.
Au
moment de la construction des étangs une pente
de 1/2 à l'intérieur de l'étang à été respectée.
Au cours de la production une dégradation
s'effectue suite à :
-
un affouillement des berges par la
population (nids du Tilapia)
-
des effondrements par tassement au cours des
travaux effectués
-
une érosion incessante due aux vagues (dans
les grands étangs)
Il
faut alors effectuer un rechaussement des digues
par apport de nouvelle terre (argile) et refaire
la pente initiale.
Il
arrive souvent que le conduit d'arrivée d'eau a
été mal prévu (trop court) et qu'un
affouillement se produit dans la digue amont de
l'étang à l'aplomb du conduit. La meilleure
solution est évidemment de prévoir un conduit
suffisamment long, de façon à ce que son
extrémité arrive en avant du pied de la digue.
Une pierre plate est déposée sur le fond de
l'étang au point de chute du filet d'eau pour
casser le jet de réduire les dégradations par
affouillement. Sinon une réparation de la digue
s'impose avec un parement de pierres pour
limiter l'érosion de l'eau.
Lorsqu'il s'agit de moines en brique ou en
maçonnerie, il est nécessaire de vérifier le
crépi extérieur. Si l'on constate :
-
une altération légère, il faut récrépir
-
que les joints du ciment sont déjà attaqués,
il faut effectuer un rejointage des pierres
ou des briques et recrépir l'ensemble
-
un état défectueux de quelques planchettes,
on procède à leur remplacement.
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