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Quelques conseils
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.1 Abattre : quand et comment ?
.2 Dépouiller le lapin pour la
vente |
.3 Savoir le commercialiser
.4 Savoir le cuisiner |
.1 Abattre : quand et comment ?
Dans les élevages semi commerciaux
et commerciaux d'Afrique de l'Ouest,
l'abattage des lapins se fait à
l'âge de 3 à 4 mois, c'est-à-dire
lorsqu'ils atteignent un poids situé
entre 2,0 et 2,5 kg. A titre de
comparaison dans les pays européens
producteurs, les lapins atteignent
en moyenne 2,4 à 2,6 kg à 10
semaines (2 mois ½). Cette
croissance plus rapide provient
principalement des différence entre
les génotypes (en Europe utilisation lapins plus lourds mais beaucoup plus
exigeants au plan de l'alimentation
tant en qualité qu'en quantité),
d'une alimentation granulée très
bien équilibrée et enfin d'un climat
plus tempéré permettant aux lapins
une plus forte ingestion par kg de
poids vif (évacuation facile de la chaleur générée par la
consommation et la transformation
des aliments en muscles et dépôts
adipeux).
Dans les élevages à caractère
extensif ou familiaux africains
(moins de 10 mères) où les lapins
sont nourris avec un aliment peu
riche, leur abattage peut intervenir
plus tard, vers l'âge de 4 à 6 mois.
Cependant, il n'est pas conseillé de
les garder au delà du temps indiqué
ci-dessus, car leur indice de
consommation se dégrade affectant la
rentabilité de l'élevage.
Quel que soit le mode
d'alimentation, l'abattage le plus
rentable est effectué lorsque les
lapins ont atteint 55 à 65% au
maximum du poids adulte de leurs
parents. Par exemple, si les adultes
pèsent en moyenne 3,5 kg il est
souhaitable d'abattre les jeunes
lorsqu'ils atteignent 2,0-2,2 kg.
Pour des lapins adultes pesant 3,0
kg (cas
de beaucoup de populations locales
africaines) le poids d'abattage devrait être de 1,8 à 2,0 kg.
Pour abattre un lapin, il faut
d'abord l'étourdir (le rendre
insensible mais encore vivant, pour
que le coeur batte encore au moment
de la saignée). Pour ce faire,
le tenir par les pattes arrière, la
tête en bas puis lui donner un petit
coup sec sur la nuque à l'aide d'un
bâton. Il est aussi possible de lui
"casser le cou" en retournant la
tête avec une main tandis que
l'autre tient ensemble les 2 pattes
arrières. Dans les abattoirs
industriels européens, cette
anesthésie est obtenue par un choc
électrique provenant d'un équipement
spécialisé (électronarcose).
Après l'étourdissement, on pratique
rapidement la saignée de l'animal en
coupant les carotides (artères importantes au niveau du cou)
à l'aide d'un couteau pointu bien
aiguisé. On suspend ensuite l'animal
la tête en bas quelques minutes pour
favoriser l'écoulement du sang. Ces
opérations sont illustrées par la
figure 48.
.2 Dépouiller le lapin pour la
vente.
Après l'abattage, on dépouille le
lapin de sa peau en procédant
d'abord à une incision circulaire à
la base de chacune des pattes
arrières juste au dessus du talon.
Une incision longitudinale est faite
ensuite jusqu'au pubis. On sépare la
peau des 2 cuisses , puis en tirant
la peau jusqu'à la tête on sépare la
peau de la carcasse comme un
fourreau. On fait ressortir les
épaules et les pattes avant. La peau
est alors accrochée seulement à la
tête. Suivant les habitudes du pays,
la tête peut être dépouillée à
l'aide d'un couteau , ou sectionnée
et retirée avec la peau. Ensuite on
coupe le bout des pattes antérieures
(manchons avant). Puis on ouvre la
cavité abdominale pour éviscérer
l'animal en faisant attention de ne
pas rompre le tube digestif, ce qui
souillerait la carcasse. La vésicule
biliaire est retirée soigneusement.
Pour terminer, on coupe les manchons
des pattes postérieures (manchons
arrières).
Ce schéma classique de dépouille est
illustré sur la figure 49. Les
figure 50 à 68 illustrent d'un part
cette technique et d'autre part le
dépouillement sans accrochage
pratiqué par 2 opérateurs. Cette
dernière technique ne nécessite
aucune installation mais demande
plus de temps et de main d'oeuvre
pour dépouiller un lapin que la
technique utilisant un lapin attaché
par les pattes arrières ou comme en
Europe bloqué par les pattes
arrières dans un V de fixation (voir
illustrations des figures 50 et
suivantes). En outre, la technique à
deux sans installation entraîne une
assez forte contamination
bactérienne de la viande par les
mains des opérateurs, et ne doit
donc être employée que si la viande
est immédiatement mise à cuire.
Pour la vente des lapins en
carcasses, puisque la majorité des
acheteurs préfèrent acheter un lapin
dépouillé et conditionné plutôt que
sur pied, il faut employer la
méthode d'abattage avec l'animal
fixé par les pattes arrières,
beaucoup plus hygiénique si elle est
pratiquée correctement.

Figure 49: Description
schématique de la dépouille d'un
lapin
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Figure 50 : Exemple d'étrier servant à bloquer les pattes des lapins lors
de l'abattage |
Figure 51 : Dépouille d'un lapin dans un abattoir industriel. Une des 2
pattes est ici bloquée
dans un étrier |
Figure 52a : Détail des pattes dans les étriers simples |
Figure 52b : Dans cet autre abattoir, les pattes sont bloquées dans des
étriers doubles |
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Figure 53 : Les lapins à la fin des opérations sur une chaîne
d'abattage. Il ne sont
fixés ici que par une
seule patte |
Figure 54 : Les différentes phases de l'éviscération d'un lapin , ici en
abattage familial |
Figure 55 : Abattage familial traditionnel à deux , en France |
Figure 56 : Dépouille traditionnelle à deux dans un élevage au Maroc |
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Décomposition d'un abattage traditionnel à deux en
Afrique de l'Ouest
Employer cette méthode
seulement pour l'abattage
familial |
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Figure 57 : Le lapin est d'abord assommé, puis saigné |
Figure 58 : Il est ensuite laissé quelques minutes la tête en bas pour
que le sang s'écoule (dans
un bol) |
Figure 59 : La peau est incisée au milieu du dos (elle sera jetée) |
Figure 60 : Chacun des deux opérateur saisi la peau de son côté |
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Figure 61 : Puis ils tirent chacun de leur côté pour dépouiller l'animal
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Figure 62 : A la fin du il faut faire attention pour faire "sortir" les
pattes de la peau |
Figure 63 : Les pattes arrières son sectionnées au niveau du talon
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Figure 64 : La tête non dépouillée est sectionnée (elle sera jetée ce qui
est dommage) puis les pattes
avant sont sectionnées aux
poignets |
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Figure 65 : La paroi abdominale est sectionnée avec un outil bien
tranchant, pour retirer les
viscères |
Figure 66 : Présentation de la carcasse éviscérée. On doit souligner que
cette méthode entraine de
nombreuses contaminations
bactériennes (contacts entre
la viande et les mains de
l'opérateur) |
Figure 67 : La carcasse est immédiatement découpée et les morceaux mis
dans le récipient de
cuisson. |
Figure 68 : La viande est immédiatement mise à cuire. Ce délai très
court évite que les
contaminations bactériennes
inévitables lors de
l'abattage aient des
conséquences sur la santé
des consommateurs. |
S'il
n'y a pas de chaîne de froid
(conservation à +4°C avant la vente,
possible pendant 3 à 4 jours), les
carcasses doivent être
commercialisées le jour même de
l'abattage et la viande cuisinée au
plus tard le lendemain. Une solution
parfois employée est la congélation
des carcasses (-18°C). Celle-ci
permet un meilleur ajustement entre
l'organisation des abattages et des
ventes plus ou moins irrégulières.
Mais il faut pour cela disposer de
moyens de congélation et de stockage
à -18°C en attendant la vente.
.3 Savoir le commercialiser.
Le bon
cuniculteur doit avoir une bonne
connaissance du marché. La clientèle
est en général constituée par les
restaurants, les maquis, les hôtels,
les boucheries, les supermarchés et
les particuliers qui
s'approvisionnent directement chez
l'éleveur. On peut également vendre
ses lapins sur les marchés locaux au
même titre que les poulets, les
pintades, les canards, les pigeons,
etc…
Pour atteindre un plus grand nombre
de clients, l'éleveur doit chercher
à se faire connaître et à faire
connaître ses produits par tous les
moyens possibles (bouche à oreille,
cartes de visite, foire,
distribution d'affichettes, fléchage
publicitaire, panneaux
publicitaires…)
Il est conseillé d'adhérer au
groupement de producteurs, aux
associations et aux réseaux de
producteurs pour autant qu'il en
existe. Cela permet d'échanger des
informations et le cas échéant de se
regrouper pour rationaliser l'offre,
les transports, etc…
A l'instar du poulet et de la dinde,
il est possible de vendre également
des découpes de lapin. Ceci
permettrait de mettre la viande de
lapin à la portée des couches
sociales peu nanties. Au Bénin par
exemple, certains éleveurs
commercialisent des découpes de
lapins fumés, par l'intermédiaire
des vendeuses de boissons locales ou
dans des gargoteries (petits
restaurants populaires). Cette
expérience a connu un bon succès
dans les régions où elle a été
essayée.
.4 Savoir le cuisiner
En règle générale, il faut retenir
que la viande de lapin ne nécessite
pas de longues cuissons. Pour manger
du lapin, on peut le préparer dans
différentes sauces :
-
sauce tomate
-
sauce d'arachide
-
sauce de sésame
-
sauce légumes (bouillon de
feuilles)
-
sauce gluante (gombo, crincrin,
etc…)
On peut aussi manger du lapin frit à
l'huile avec des pommes de terre, de
l'igname frit, de l'amiwo, du riz,
du moyo, de l'akassa accompagnés de
jus de tomate.
Les brochettes de lapin sont aussi
délicieuses, surtout lorsqu'elles
sont accompagnées de pain ou
d'akassa.
Dans les pays du Nord (Europe,
Amérique), il se mange grillé, sous
forme de civet, de rillettes, de
pâté, de lapin au vin, etc… Il
existe des centaines de recettes
différentes pour préparer la viande
de lapin (voir partie
recettes du site)
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source: Malko
Liendze (Zootechnicien - Dotcoms)
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