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Maintenir les poulets en bonne santé

Les poulets sont sujets à autant de maladies que les humains. Certaines maladies affectant les poulets et les humains portent même le même nom. Variole, rhume, choléra, typhoïde, hépatite, pneumonie, bronchite, etc. Les parasites tels que les vers cestodes, les tiques et les poux ainsi que les substances toxiques, telles que l'aflatoxine et le botulisme, s'attaquent aussi bien aux poulets qu'aux humains. Un vétérinaire avec une bonne formation, secondé par un laboratoire compétent, peut reconnaître assez sûrement la plupart des maladies affectant les poulets. Cependant, bien souvent il ne peut pas prescrire un traitement efficace parce que certaines maladies ne sont pas curables, on ne peut que les prévenir.

 

Quelles sont donc les possibilités offertes aux petits exploitants et aux agents de vulgarisation qui n'ont ni l'expérience, ni l'équipement d'un vétérinaire? Elles sont nombreuses. Le bon traitement des poulets, accompagné d'une attention particulière à l'hygiène, à la qualité de la nourriture et aux vaccinations, réduit grandement les risques de transmission des maladies et d'infestation par les parasites. Connaître les principaux problèmes de santé et savoir les traiter est important, mais pas aussi important que de les éviter en premier lieu.

 

Même avec une bonne gestion, les problèmes de santé peuvent se poser et l'exploitant doit les avoir présents à l'esprit. Un poussin malade est inactif, ne se tient pas debout et peut avoir les yeux qui coulent ou des traces de diarrhée séchée autour de l'ouverture anale. Il se peut qu'il dorme dans une position bizarre ou qu'il ait une démarche inhabituelle. Les poulets malades plus âgés montrent des signes évidents de mauvaise santé: un corps maigre et voûté, des plumes rabougries, des ailes qui pendent, une faiblesse générale et une taille inférieure aux autres membres de l'élevage en bonne santé (en supposant que tout l'élevage ait le même âge et sont de la même race, ce qui est fortement conseillé). Les deux signes principaux auxquels ont reconnaît que l'élevage a des problèmes de santé sont: lorsque la consommation totale de nourriture diminue et lorsque la mortalité dépasse un pour cent sur une période de sept jours. Observez votre élevage pendant au moins 15 minutes par jour pour déceler les anomalies.

 

Même avec un élevage bien tenu, vous devez vous attendre à une perte moyenne de un pour cent par mois. En d'autres termes, si vous commencez avec 100 poussins, vous pouvez compter en avoir à peu près 90 après un an. Certains meurent brusquement, d'autres montrent des signes évidents de maladie. Eliminez les poulets morts et ceux qui sont malades.

Pour les petits élevages de moins de 50 poulets, utilisez un enclos pour isoler les malades le temps que dure leur maladie.

 

Pour des exploitations plus importantes, tuez les poulets malades et effectuez une autopsie pour voir si vous pouvez trouver la cause de la maladie.

Si la mortalité dépasse le taux de un pour cent ou s'il y a plus de un ou deux poulet malade dans un groupe de 100, demandez immédiatement les conseils d'un vétérinaire.

 

Enterrez tous les poulets morts dans une fosse, afin d'éliminer tout risque de contagion par ces animaux. Une telle fosse doit être munie d'un couvercle étanche pour empêcher les prédateurs, tels que les rats, d'y pénétrer. Si l'exploitant dispose d'un digesteur à gaz méthane, on peut y mettre les poulets morts, mais il faudra d'abord les plumer parce que les plumes ne sont pas dissoutes avant plusieurs mois. Si vous utilisez ce moyen, brûlez les plumes.

 

Maladies

Les innombrables maladies qui peuvent atteindre un poulet peuvent être divisées en trois catégories:

· Celles que l'on peut prévenir par les vaccinations recommandées localement (comme Newcastle).

· Celles que l'on peut prévenir ou traiter automatiquement avec un bon programme de gestion (comme la coccidiose).

· Celles pour lesquelles la meilleure prévention est une bonne hygiène et une bonne nutrition (comme la choléra et le coryza).

 

Prévention par vaccination

Avant de pratiquer toute vaccination, vous devez vous familiariser avec les maladies qui prédominent dans votre région, sinon il peut VOUS arriver de vacciner inutilement pour une maladie qui ne sévit pas. Renseignez - vous d'abord auprès des autorités locales. Un vaccin, contenant des bactéries ou des virus, introduit dans le corps pour produire l'immunité contre une maladie précise par la formation d'anticorps, peut être administré aux poulets de plusieurs façons (voir ci - dessous). Manipulez les animaux rapidement mais doucement, afin de les perturber le moins possible et assurez - vous que chacun reçoive la bonne dose de vaccin.

 

Soyez extrêmement prudent avec les vaccins - ils peuvent tuer les animaux. Stockez - les suivant le mode d'emploi; un grand nombre demande à être réfrigéré. Mélangez - les loin des poulets, juste avant de les utiliser. n'en renversez, ni sur, ni à proximité des poulets. Lorsque vous travaillez avec un grand nombre d'animaux, ayez toute l'aide nécessaire; la personne qui mélange et pratique la vaccination ne devrait pas, si possible, manipuler les poulets. Si vous utilisez un vaccin à virus vivant, prévenez les fermiers voisins parce que si eux n'ont pas encore vacciné leurs bêtes, le virus vivant peut très bien provoquer la maladie chez leurs poulets. Si un fermier vaccine et que l'autre ne le fait pas, assurez - vous qu'aucun moyen de transmettre la maladie aux bêtes non - vaccinées n'est possible. N'administrez pas plus de vaccin à chaque animal, qu'il n'est recommandé, mais n'en donnez pas moins non plus -- vouloir lésiner sur les vaccins est dangereux. Administrez le vaccin mélangé tout de suite et jetez le reste; ne le conservez pas jusqu'au lendemain car il perd son efficacité. Stérilisez soigneusement votre matériel si vous avez l'intention de vous en servir à nouveau (il vaut cependant mieux le jeter et en utiliser du neuf). Changez de vêtements et de chaussures avant d'aller voir d'autres poulets.

 

Les différentes méthodes de vaccination comprennent:

· Le compte - gouttes -- Mettez une goutte de vaccin dans l'oeil du poulet et attendez qu'il cille ou bien posez votre doigt sur une de ses narines, mettez une goutte dans l'autre et attendez au il aspire le vaccin.

· Les follicules des plumes -- Arrachez quelques plumes de la cuisse du poulet et frottez les follicules des plumes des alentours avec un tampon de coton imbibé de vaccin.

· Vaccinostyle pour la membrane de l'aile -- Trempez un vaccinostyle pour membrane dans le vaccin et percez la peau sous l'aile. Faites attention de ne pas toucher une veine. Vaccinez sous la même aile chez tous les animaux (soit la droite, soit la gauche) afin de pouvoir par la suite verifier la croûte qui montre que le vaccin a été efficace ou "a pris".

· L'eau de boisson -- Quelques vaccins peuvent être mélangés à l'eau de boisson de l'élevage.

· Intramusculaire -- Utilisez une seringue pour injecter le vaccin dans la poitrine du poulet.


Vaccinostyle pour la membrane


Percer la membrane de l'aile

 

Diagnostic

En dehors de la connaissance des symptômes évidents des maladies des poulets les plus courantes et de la manière de les soigner, un fermier inexpérimenté doit être très prudent en diagnostiquant une maladie et en essayant de la traiter. Ayez recours à des conseils professionnels chaque fois que c'est possible.

 

 

Maladie de Newcastle (Ranikhet)

Cette maladie est la plus largement redoutée des éleveurs de poulets du monde entier. lorsqu'elle frappe les jeunes poulets, la mortalité peut atteindre 100%. Dans certaines régions d'Asie, elle est connue sous le nom de maladie de Ranikhet.

Cause -- Virus transmis par d'autres poulets ou d'autres espèces d'oiseaux.

Symptômes -- Toux, halètement et respiration rauque et/ou extrème nervosité et jabot distendu. Passivité, manque de coordination, somnolence, se serrer contre une source de chaleur, tête pendante, paralysie partielle, coma, mort. La présence de tous ces symptômes ne confirme pas le diagnostic, seules les analyses de laboratoire peuvent le faire. La maladie de Newcastle a d'abord une manifestation respiratoire avant qu'une manifestation nerveuse n'apparaisse.

 

Signes observés après la mort -- Mucosités dans la trachée, éventuellement sacs aériens jaunes et épaissis; hémorragie possible dans le ventricule succenturié.

 

Traitement -- Aucun

 

Prévention -- La plupart des pays ont des vaccins à dis position. Une règle générale, appliquée par beaucoup de spécialistes de la volaille, est de vacciner selon un programme de 4 - 4 - 4, ce qui veut dire: lorsque les poulets atteignent l'âge de 4 jours, puis de 4 semaines, puis lorsqu'ils ont 4 mois. Mais vous devez suivre les recommandations locales.

 

 

Variole de la volaille (des poules)

C'est une maladie qui s'attaque aux oiseaux domestiques âgés de trois à cinq mois. Il n'est pas nécessaire de vacciner contre cette maladie avant que les poussins n'atteignent cinq semaines. Le vaccin contre la variole des pigeons n'est nécessaire pour un traitement d'urgence que s'il se produit une épidémie de variole des poules dans un élevage non vacciné.

Causes -- Virus répandu par les insectes, en particulier les moustiques et aussi par contact direct avec des poulets ou des oiseaux sauvages infectés.

Symptômes -- La variole des poules s'attaque le plus fréquemment à des oiseaux domestiques âgés de trois à cinq mois. Il y a deux types:

· La variole sèche ou nodulaire qui a en général l'apparence d'une verrue ou d'une piqûre d'insecte. Elle cause l'enflure de la crête, des caroncules, de la face et parfois des yeux. La variole sèche en elle - même ne cause pas beaucoup de mortalité.

· La variole "humide" ou de forme diphtérique commence avec un écoulement des yeux et des narines, puis une substance caséiforme se forme dans la bouche. Cela provoque l'étouffement si on ne l'enlève pas. La variole "humide" a un taux très élevé de mortalité jusqu'à 50% -- et la production d'oeufs décroit sensiblement chez les pondeuses.

 

Signes observés après la mort -- Muscosités dans la trachée, éventuellement sacs aériens jaunes et épaissis, hémorragie possible dans le ventricule succenturié.

 

Traitement -- Dans un élevage contaminé: si on observe les animaux quotidiennement, on peut détecter la maladie avant qu'un grand nombre ne soit infecté. Dans ce cas, vaccinez immédiatement les poulets sains avec le vaccin contre la variole des poules ou la variole des pigeons.

Si un élevage voisin attrape la maladie, vaccinez immédiatement tous les élevages de la région.

Il n'y a aucun traitement pour les poulets déjà atteints de cette maladie.

 

Prévention -- Suivez les conseils des autorités locales. Dans la plupart des cas cela signifie:

· Si la variole des poules est répandue dans une région, la meilleure chose à faire est de vacciner. De nombreux spécialistes conseillent la vaccination vers la sixième semaine et ensuite vers la douzième.

 

Le choléra des poules

Cause -- Bactéries répandues par les fientes d'oiseaux infectés, par le sol contaminé, la nourriture ou l'eau. Les agents de transmission comprennent: les oiseaux sauvages, les pieds des hommes et les pattes des animaux.

Symptômes -- Il y a deux types de choléra affectant les poulets.

· Le choléra suraigu ou très grave: les seuls symptômes sont des animaux morts.

· Aigu et chronique: manque soudain et presque total d'appétit, diarrhée jaunâtre - verdâtre, difficultés respiratoires; forte fièvre et soif accrue; la tête devient bleue; crète et caroncules enflés, chauds et hypertrophiés; les poulets affectés sont très chauds au toucher; yeux gonflés et écoulement nasal épais comme dans le coryza.

 

Traitement -- Un bactéricide recommandé (sulfamides), ajouté à l'eau de boisson et à l'alimentation, peut réduire la mortalité dans un élevage infecté. Enlevez les animaux malades et changez la litière. Désinfectez soigneusement le matériel et le poulailler.

 

Prévention -- En tout premier lieu, la propreté. Si la vaccination est recommandée, il peut être utile de l'administrer selon les recommandations des autorités locales.

 

 

Bronchite infectieuse

Cause -- Virus répandu par l'air ou par des matières infectées.

Symptômes -- Chez les poussins: éternuements, difficultés respiratoires, mucosités, clappement dans la gorge, écoulement nasal et des yeux. Chez les pondeuses: la production d'oeufs diminue brusquement de 10 à 50 pour cent, la production restante est de mauvaise qualité (coquilles minces, oeufs mal formés, blancs aqueux). Chez les poussins la mortalité peut aller de 5 à 60 pour cent; chez les poulets plus âgés, de zéro à deux pour cent.

 

Traitement -- Aucun pour l'infection. On peut donner des antibiotiques pour diminuer les complications.

 

Prévention -- En cas d'épidémie locale, utilisez les vaccins selon les conseils des autorités locales et leurs programmes.

 

 

Laryngotrachéite

Cause -- Virus se trouvant dans l'air ou transporté par les vêtements et le matériel et provenant d'animaux infectés.

Symptômes -- Les animaux: ont de grandes difficultés à respirer, étendent le cou pour inspirer et laissent retomber la tète sur la poitrine lorsqu'ils expirent; ils peuvent également cracher des mucosités sanguinolantes. La mortalité peut aller de 5 à 50 pour cent.

 

Traitement -- Aucun pour l'infection mais la maladie se répand rapidement, on peut donc vacciner les animaux sains.

 

Prévention -- Ne jamais vacciner là où il n'y a aucun précédent de la maladie. S'il se produit une épidémie dans la région, utilisez le programme et les méthodes recommandées par les autorités locales.

 

 

Maladie de Marek (Leucose)

Cause -- Virus transmis par les pellicules des poulets (petits morceaux des follicules des plumes qui se détachent), principal composant de la poussière de poulailler.

Symptômes -- Abattement, mauvais état des plumes et perte de poids sont quelquefois les seules signes avant la mort. Certains animaux sont partiellement ou totalement paralysés; ils sont couchés sur le côté et dépérissent lentement. La mortalité peut atteindre un pour cent par jour pendant deux à trois semaines.

 

Traitement -- Aucun

 

Prévention -- Vaccination des poussins d'un jour -- faite en général par l'accouvoir si elle est faite. Les poussins de pondeuses vaccinés sont particuliérement précieux.

 

 

Pullorose

Cause -- Bacille de salmonelle transmis par les oeufs d'une génération à l'autre par des parents contaminés. Peut aussi être transmise par des pieds de visiteurs, par des animaux, de la nourriture souillée, du matériel ou des oiseaux sauvages.

Symptômes -- Poussins: mort subite, les autres ont les ailes qui pendent, se pressent contre la source de chaleur. La diarrhée est blanche, collante et mousseuse. La mortalité parmi les poussins peut atteindre 50 pour cent. Adultes: dans les épidémies graves, ils sont faibles et abattus, ils peuvent avoir une diarrhée brun - verdâtre.

 

Traitement -- Médicaments à base de sulfamides pour les poulets destinés au marché; n'utilisez pas les bêtes malades pour la reproduction.

 

Prévention -- Achetez seulement des poussins non atteints de pullorose et instituez des règles d'hygiène dans l'exploitation.

 

 

Coccidiose

Cause -- Il y a neuf espèces de coccidiose (parasites protozoaires) qui se transmettent par de l'alimentation, de l'eau ou de la litière contaminées. Chaque espèce s'attaque à une partie différente des intestins ou du caecum (appendice intestinal). Il est extrèmement difficile d'isoler les poulets de cette maladie.

Symptômes -- Les signes de la maladie varient en fonction du type de coccidiose et du degré d'immunité de l'élevage à cette maladie. Les indices généraux sont: diminution générale de la consommation de nourriture; les animaux courbent le dos, laissent pendre la queue et ont les plumes ébouriffées. La diarrhée peut se déclarer et les fientes molles peuvent être sanguinolentes (brun - rougeâtre). Après ce genre de diarrhée, la mortalité peut augmenter rapidement.

 

Résultats d'autopsie -- Chez les poulets de moins de 16 semaines, taches rouges sur les parois internes des intestins (dans les cas graves, des taches violettes apparaissent sur les parois extérieures). Parois intestinale plus épaisse que d'ordinaire. Autres signes: traces gris - blanc sur les parois de la partie supérieure dé l'intestin, substance rose ou rougeâtre sur les parois de l'intestin. Chez les poussins (de moins de neuf semaines) le caecum peut être rempli de sang et enflé de la taille d'un doigt. Pour les animaux de plus de 16 semaines, on doit recourir à un examen de laboratoire.

 

Traitement -- Si une épidémie sévère se confirme parmi des poulets d'une à douze semaines, traitez immédiatement avec les médicaments anti-coccidiose recommandés localement.

 

Prévention -- Il y a trois façons de traiter la coccidiose.

· Développement de l'immunité naturelle -- Laissez l'élevage développer sa propre immunité sans administrer aucun médicament à moins d'épidémie grave. Ceci marche bien lorsque l'élevage n'est exposé qu'à un taux très bas de microbes de coccidiose. Dans des conditions très sèches, il ne peut pas y avoir assez d'infection pour permettre à l'immunité de se développer. Dans un milieu très sec, aspergez la litière avec de l'eau toutes les semaines environ pour maintenir une exposition constante et un niveau d'immunité parmi l'élevage. Cela peut être nécessaire lorsqu'un poulailler bien aéré se trouve dans une région où le taux d'humidité de l'air extérieur est constamment au - dessous de 50 pour cent. Une invasion soudaine et massive de microbes de coccidiose peut faire des ravages parmi l'élevage et des quantités massives de médicaments peuvent empêcher l'immunité de se développer dans l'avenir.

· Prévention complète -- Donnez à l'élevage la quantité moyenne recommandée de médicaments contre la coccidiose pendant les 15 premières semaines de son existence. Cela l'empêchera certainement d'attraper la maladie mais ne lui permettra pas de développer sa propre immunité. n'utilisez cette méthode qu'avec les poulets à viande et avec les pondeuses qui resteront en cages.

· Immunité plus traitement -- Utilisez le dosage minimal recommande pendant les 15 premières semaines. Cela devrait permettre aux animaux de développer une certaine immunité et peut être de n'avoir plus besoin d'aucun autre soin dans ce domaine. Dans le cas d'une épidémie légère, administrez aux poulets à viande et aux pondeuses destinées aux cages les doses recommandées les plus fortes. n'administrez les fortes doses aux pondeuses sur litière qu'en cas d'épidémie grave pour qu'elles puissent développer autant d'immunité que possible. Cette méthode est la plus sûre de toutes et est peut - être la meilleure recommandation pour les petits et moyens élevages.

Médicaments contre la coccidiose -- Ces remèdes se pré sentent sous plusieurs formes, en diverses combinaisons et sous plusieurs noms, soit génériques, soit spécifiques. Il est recommandé de changer de sorte de médicament pour chaque nouvel élevage afin que les microbes de la coccidiose locaux ne développent pas de résistance à l'un d'eux en particulier. Ne les mélangez pas, ça peut être dangereux. Suivez scrupuleusement les instructions du fabricant.

 

Voici quelques remèdes efficaces: amprolium, amprolium plus ethopabate (pas pour les pondeuses); arsenobenzine, arrêtez l'emploi cinq jours avant l'abattage; glycarbilamide (pas pour les pondeuses), arrêtez l'emploi au moins quatre jours avant l'abattage; dinitrodiphenyldisulfide; nicarbazin, arrêtez l'emploi quatre jours avant l'abattage; aklomide, arrêtez l'emploi au moins cinq jours avant l'abattage; bithionol et methiotriazamide, arrêtez l'emploi au moins 5 jours avant l'abattage; 3,5, dinitro-o-Toluamide (pas pour les pondeuses); et sulfaquinoxaline. D'autres médicaments que l'on peut utiliser pour traiter la coccidiose, bien qu'ils soient moins efficaces comprennent: terraymicin, nidrafur, agribon, 3 - Nitro, NF - 180 - furazolidone, nitrofurazone, phthalysulfacetamide (TSC) et sulfaethoxypyridazine (SEZ).

 

 

Coryza infectieux (rhume)

Cause -- Bactérie transmise à des animaux sains par des animaux atteints de façon aiguë ou chronique.

Symptômes -- Sécretion maladorante des narines et des yeux; toux, éternements; difficultés respiratoires; les poussins secouent la tête comme pour se débarraser de quelque chose, se rencontre souvent là où se trouvent mélangés des animaux d'âges différents et là où ils sont en surpopulation. Rare chez les adultes mais lorsqu'il est présent, la production d'oeufs ainsi que la consommation de nourriture diminuent. Mortalité rare.

 

Traitement -- Les remèdes à base de sulfamides distribués dans l'eau ou dans la nourriture doivent éliminer le problème en deux semaines environ, s'il n'y a pas d'autres maladies ni complications.

 

Prévention -- Ne mettez pas ensemble des animaux d'âge différent: éliminez tous les animaux qui présentent des enflures de certaines parties de la tête avant qu'ils n'infectent le reste de l'élevage; dans certains pays, mais pas dans tous, vous trouverez des vaccins faits à partir des bactéries ou des vaccins. Utilisez les méthodes d'exploitation convenables

 

Parasites

Les parasites, soit internes soit externes, affaiblissent et parfois tuent les poulets. Non seulement le parasite se nourrit aux dépens du poulet, mais en plus, il peut être porteur de maladies et augmenter la susceptibilité de l'animal à ces dernières.

 

Les vers

Il y a au moins neuf espèces de vers, pouvant affecter divers organes internes du poulet. Les principaux sont: les nématodes, les vers caecaux et les cestodes. Les vers se transmettent par les excréments ou par l'intermédiaire d'un certain nombre de porteurs, comme les escargots, les limaces, les lombrics, les mouches, les cafards et autres insectes.

Symptômes -- Au début, augmentation de la consommation de nourriture, avec peu, ou pas, de gain de poids. Dans les cas graves, les poulets perdent rapidement du poids. Les pondeuses produisent moins d'oeufs.

Résultats d'autopsie -- Les gros nématodes, que l'on trouve au milieu de l'intestin grêle, sont blancs - jaunes, mesurent de 4 à 7,5 cm (1 - 1/2 à 3 pouces) et ont un corps relativement épais. Les vers caecaux, que l'on trouve dans les appendices du caecum, sont blancs et mesurent environ 1,25 cm (1/2 pouce). Les cestodes, que l'on trouve dans l'intestin grêle, sont plats, blancs ressemblent à un ruban et sont segmentés. Leur taille varie entre la taille microscopique et 15 à 17,5 cm (6 à 7 pouces).

 

Traitement -- Chaque espèce de ver demande un traitement spécifique: le piperazine pour les nématodes, le phenothiazine pour les vers caecaux et le dibutyltin dilaurate pour les cestodes. Certains fabricants présentent une ou plusieurs de ces substances en une seule médication. Appliquez le traitement recommandé pour les infestations importantes.

 

Prévention -- Tout d'abord, hygiène. Assurez - vous que la litière est bien remplacée entre chaque élevage, tenez les oiseaux sauvages à l'écart du poulailler, utilisez des insecticides contre les cafards et autres hôtes intermédiaires et ne donnez pas d'escargots ni de limaces à manger aux poulets. Si vous suspectez la présence de vers (c est qu'il y en a sûrement), traitez les poulets à viande à l'âge de quatre semaines, puis tous les deux mois; les pondeuses à dix semaines, puis tous les deux mois.

 

 

Les poux

Les parasites des poulets les plus courants sont les poux. Le cycle entier de leur vie se passe sur le poulet.


Une des espèces de pou du poulet

Symptômes - Irritation de la peau, croûtes, plumes ébouriffées, diarrhée, peu de gain de poids ou diminution de la production d'oeufs, parfois quelques jeunes poulets morts lorsque l'infestation est grave.

Traitement -- On doit traiter les poulets infestés, sur les sols surélevés, en cages ou en liberté avec les produits suivants: malathion, carbaryl, pyrethins, naled, coumaphos ou toute autre préparation semblable, à l'aide d'un pulvérisateur à récolte. Pour ceux sur litière épaisse, on peut également traiter la litière et tout le matériel à l'exception des mangeoires et des abreuvoirs. Là où les produits chimiques ne sont pas disponibles ou sont trop chers, certains fermiers utilisent un mélange de cendres et de poudre de sulfure ou de poudre à fusil qu'il trouvent sur place. On dit que 20 grammes de poudre de sulfure pour 1 kg de cendres froides ou une proportion de 1 à 50 est très efficace.

 

Prévention -- Maintenez les nids bien propres. Si vous utilisez des perchoirs, peignez - les avec du sulfate de nicotine (la chaleur du corps des poulets crée des vapeurs qui tuent les poux). Certains utilisent du créosol dans les fentes et les joints des perchoirs (carbolineum).

 

 

Les acariens

Les acariens sont des toutes petites bêtes, presque invisibles, qui ressemblent à des araignées et dont il existe plusieurs espèces. Certains restent constamment sur les poulets, tandis que d'autres ne se manifestent que la nuit.

Symptômes -- Acariens qui desquament les pattes: la bête boîte, ses pattes sont enflées, desquamées et pleines de croûtes. Acariens tétranyques (araignées rouges) nocturnes: perte de poids et réduction de la production d'oeufs, anémie. Acariens déplumeurs (base des plumes): les bêtes s'arrachent les plumes pour soulager leurs démangeaisons.

Traitement -- Aucun pour la première espèce, ôtez les bêtes infestées. Pour les autres, appliquez le même traitement que pour les poux.

 

Prévention -- La même que pour les poux.

 

 

Les tiques

Les tiques de la volaille (insectes plats, ovoïdes, brun rougeâtres) non seulement sucent le sang, mais peuvent aussi transmettre la spirochétose. La spirochétose ou fièvre des tiques a pour conséquence la mort rapide sans autre symptôme. D'habitude on ne trouve les tiques que dans les régions chaudes et sèches. Ils passent une partie de leur vie dans les fentes des murs, des perchoirs et du matériel en bois et sont très difficiles à détecter. Si vous suspectez leur présence, allez avec un couteau dans les fentes des planches et examinez - les attentivement.

Symptômes - Perte d'appétit et de poids, anémie possible.

Traitement -- Le même que pour les poux, puis attaque sérieuse de l'infestation, en enlevant la litière et le matériel, en inspectant les fentes des mangeoires et du reste du matériel, en nettoyant et en pulvérisant partout, en renouvelant ces opérations deux fois pendant les deux semaines suivantes et en recommençant le tout six mois plus tard. Si le toit est en chaume, changez - le. Si le bâtiment est vieux, envisagez d'en construire un neuf. Certains fermiers utilisent un chalumeau sur le béton et sur les parties ininflammables.

 

Prévention -- Les auges, les nichoirs et tout le matériel en tôle sont plus faciles à maintenir à l'abri des tiques que ceux en bois. Les perchoirs, suspendus avec du fil de fer, sont plus sûrs que ceux placés sur un support.

Autres problèmes de santé

La nourriture mal stockée ou que l'on garde trop longtemps peut se gâter et causer le botulisme ou d'autres empoisonnements alimentaires. Soyez très prudent dans l'utilisation des insecticides aux alentours des poulets ainsi que dans celle des raticides, de l'essence pour les véhicules et des autres matières dangereuses. Les poulets en surpopulation au mal soignés peuvent commencer à se donner des coups de bec.

Comment procéder à une autopsie

L'examen attentif du corps et des entrailles d'un poulet mort de cause in connue peut aider à découvrir cette cause. On peut tuer les animaux très malades, qui n'ont aucune chance de guérison par les méthodes approuvées localement, ou en leur tordant le cou.

Il vous sera utile d'examiner l'intérieur et l'extérieur d'autant de poulets sains qu'il est possible lors de l'abattage. Notez la position, la taille, la couleur et la consistance de tous les organes internes. Comme cela, lorsque vous aurez à faire à des animaux malades, vous serez mieux préparé à noter les anomalies.


Comment tuer un poulet

Tirez sur le cou et tordez - le à l'aide de votre pouce

Ce manuel n'essaye pas de donner des instructions sur la façon de diagnostiquer les maladies (ce rôle est mieux rempli par des livres spécialisés avec illustrations en couleurs) mais il y a cependant certains signes, auxquels vous devez être attentif.

 

Examinez l'animal le plus rapidement possible après la mort, avant que les conditions du corps n'aient changé. Prenez des notes précises au fur et à mesure de votre travail. Elles pourront aider le vétérinaire ou l'employé de laboratoire à identifier les problèmes. Dans l'idéal, vous devriez emporter ou envoyer quelques bêtes malades, mais vivantes, au laboratoire ou chez le vétérinaire pour un diagnostic, ce qui n'est pas toujours possible.

 

Pour faire une autopsie, examinez d'abord l'aspect extérieur de l'animal. Recherchez les poux ou les acariens qui peuvent avoir contribué à la mort, en particulier autour de l'ouverture anale. La décoloration de certaines parties de la tête, comme la crête ou les caroncules, est l'indication d'un certain nombre de maladies. Allongez le cou, tirez sur la langue et examinez la gorge et la trachée à la recherche de nodules (grosseurs) caséeux, signes de variole. Sentez si les narines ont une odeur putride. Si les pattes sont rugueuses, desquamées et enflées, il se peut que les acariens soient responsables. Regardez si les pattes et les jointures des ailes sont enflées et si la bête a beaucoup de graisse sur le ventre. Recherchez également des taches noires qui peuvent avoir été causées par des piqûres de scorpions.

 

Puis ouvrez la bête avec soin. A l'aide d'un couteau ou d'une paire de ciseaux, découpez le côté en partant de la bouche jusqu'à l'oesophage. Regardez s'il y a des lésions (parties blessées) dues à la variole, des mycoses, une quantité anormale de sang ou de mucosités, ainsi que des corps étrangers ou des nodules. Fendez le larynx et la trachée et recherchez un excès de mucosités, une inflammation, du sang ou des matières caséeuses.

 

Pour pouvoir examiner l'intérieur de la bête, dé coupez d'abord la peau qui se trouve aux jointures des hanches et disloquez - les de façon à ce que le corps puisse être mis à plat. Perforez, puis coupez la peau et mettez - la sur les côtés afin de découvrir la poitrine. A l'aide de ciseaux solides, coupez les os et les côtes de chaque côté du bréchet (partie centrale du sternum) et ôtez - le ainsi que les muscles de la poitrine. Accomplissez tout ceci avec soin sans endommager les organes internes. Regardez s'il y a du liquide dans le corps. Chez les femelles, regardez s'il y a des jaunes brisés à l'intérieur du corps (un liquide noir si ceux - ci se trouvent déjà là depuis un certain temps).

 

Fendez le jabot, ôtez la nourriture (notez si elle a une odeur acide) et examinez - en les parois pour voir s'il y a des vers, des mycoses ou d'autres problèmes. Examinez le foie en notant sa couleur (la couleur normale est brun foncé) et en regardant s'il y a des lésions ou des nodules (s'il y en a et qu'ils sont mous, c'est qu'il y a peut - être présence de leucose). Examinez le coeur pour voir s'il y a des lésions ou des hémorragies dans la graisse ou du liquide et des matières caséeuses à l'intérieur. Examinez la rate et les bronches pour voir s'il y a des nodules ou des lésions. Notez la couleur et la consistance des poumons (normal: rouge vifs et spongieux, flottent dans l'eau). Regardez s'il y a du liquide (pneumonie), des tumeurs, des nodules ou une congestion (rouge foncés, ne flottent pas).

 

Ôtez les intestins et regardez s'il y a des tumeurs, des nodules ou une hémorragie. Fendez les intestins pour voir s'il y a des vers ou d'autres problèmes. Des parois intestinales épaisses peuvent indiquer des vers microscopiques ou de la coccidiose. Regardez également s'il y a du sang, une inflammation ou un excès de mucosités. Si vous trouvez du sang dans le caecum, regardez s'il y a aussi des matières caséeuses, des vers caecaux ou si les parois sont lésées.

 

Ouvrez le ventricule succenturié (estomac proprement dit, situé à la rencontre de l'oesophage et du gésier) et regardez s'il y a une hémorragie, des vers ou une inflammation. Fendez le gésier et voyez s'il y a érosion. L'érosion du gésier est causée, la plupart du temps, par une déficience nutritionnelle et se présente sous la forme d'ulcères et de desquamation des parois de l'organe. Examinez les reins pour voir s'il y a des urates (matières blanches) dans les voies internes. Examinez les nerfs brachiaux, s'ils sont enflés, c'est qu'il y a peut-être une leucose. Notez la taille et la couleur de la vésicule biliaire (normalement verte). Chez les pondeuses, contrôlez les ovaires et les conduits ovariens pour voir s'il y a un excès de graisse ou une rupture (cassure) qui permet au jaune d'oeuf de se répandre dans d'autres parties du corps.

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source:Malko Liendze(Zootechnicien)

 



 


                                                                          
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