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Maintenir les poulets en bonne santé
Les poulets sont sujets à autant de maladies que
les humains. Certaines maladies affectant les
poulets et les humains portent même le même nom.
Variole, rhume, choléra, typhoïde, hépatite,
pneumonie, bronchite, etc. Les parasites tels
que les vers cestodes, les tiques et les poux
ainsi que les substances toxiques, telles que
l'aflatoxine et le botulisme, s'attaquent aussi
bien aux poulets qu'aux humains. Un vétérinaire
avec une bonne formation, secondé par un
laboratoire compétent, peut reconnaître assez
sûrement la plupart des
maladies affectant les poulets. Cependant, bien
souvent il ne peut pas prescrire un traitement
efficace parce que certaines maladies ne sont
pas curables, on ne peut que les prévenir.
Quelles sont donc les possibilités offertes aux
petits exploitants et aux agents de
vulgarisation qui n'ont ni l'expérience, ni
l'équipement d'un vétérinaire? Elles sont
nombreuses. Le bon traitement
des poulets,
accompagné d'une attention particulière à
l'hygiène, à la qualité de la nourriture et aux
vaccinations, réduit grandement les risques de
transmission des
maladies et d'infestation par les parasites.
Connaître les principaux problèmes de santé et
savoir les traiter est important, mais pas aussi
important que de les éviter en premier lieu.
Même avec une bonne gestion, les problèmes de
santé peuvent se poser et l'exploitant doit les
avoir présents à l'esprit. Un poussin malade est
inactif, ne se tient pas debout et peut avoir
les yeux qui coulent ou
des traces de diarrhée séchée autour de
l'ouverture anale. Il se peut qu'il dorme dans
une position bizarre ou qu'il ait une démarche
inhabituelle. Les poulets malades plus âgés
montrent des
signes évidents de mauvaise santé: un corps
maigre et voûté, des
plumes rabougries, des
ailes qui pendent, une faiblesse générale et une
taille inférieure aux autres membres de
l'élevage en bonne santé (en supposant que tout
l'élevage ait le même âge et sont de la même
race, ce qui est fortement conseillé). Les deux
signes principaux auxquels ont reconnaît que
l'élevage a des
problèmes de santé sont: lorsque la consommation
totale de nourriture diminue et lorsque la
mortalité dépasse un pour cent sur une période
de sept jours. Observez votre élevage pendant au
moins 15 minutes par jour pour déceler les
anomalies.
Même avec un élevage bien tenu, vous devez vous
attendre à une perte moyenne de un pour cent par
mois. En d'autres termes, si vous commencez avec
100 poussins, vous pouvez compter en avoir à peu
près 90 après un an. Certains meurent
brusquement, d'autres montrent
des signes
évidents de maladie. Eliminez les poulets morts
et ceux qui sont malades.
Pour les petits élevages de moins de 50 poulets,
utilisez un enclos pour isoler les malades le
temps que dure leur maladie.
Pour des
exploitations plus importantes, tuez les poulets
malades et effectuez une autopsie pour voir si
vous pouvez trouver la cause de la maladie.
Si la mortalité dépasse le taux de un pour cent
ou s'il y a plus de un ou deux poulet malade
dans un groupe de 100, demandez immédiatement
les conseils d'un vétérinaire.
Enterrez tous les poulets morts dans une fosse,
afin d'éliminer tout risque de contagion par ces
animaux. Une telle fosse doit être munie d'un
couvercle étanche pour empêcher les prédateurs,
tels que les rats, d'y pénétrer. Si l'exploitant
dispose d'un digesteur à gaz méthane, on peut y
mettre les poulets morts, mais il faudra d'abord
les plumer parce que les plumes ne sont pas
dissoutes avant plusieurs mois. Si vous utilisez
ce moyen, brûlez les plumes.
Maladies
Les innombrables maladies qui peuvent atteindre
un poulet peuvent être divisées en trois
catégories:
· Celles que l'on peut prévenir par les vaccinations
recommandées localement (comme Newcastle).
· Celles que l'on peut prévenir ou traiter
automatiquement avec un bon programme de gestion
(comme la coccidiose).
· Celles pour lesquelles la meilleure prévention
est une bonne hygiène et une bonne nutrition
(comme la choléra et le coryza).
Prévention par vaccination
Avant de pratiquer toute vaccination, vous devez
vous familiariser avec les maladies qui
prédominent dans votre région, sinon il peut
VOUS arriver de vacciner inutilement pour une
maladie qui ne sévit pas. Renseignez - vous
d'abord auprès des
autorités locales. Un vaccin, contenant
des bactéries ou
des virus,
introduit dans le corps pour produire l'immunité
contre une maladie précise par la formation
d'anticorps, peut être administré aux poulets de
plusieurs façons (voir ci - dessous). Manipulez
les animaux rapidement mais doucement, afin de
les perturber le moins possible et assurez -
vous que chacun reçoive la bonne dose de vaccin.
Soyez extrêmement prudent avec les vaccins - ils
peuvent tuer les animaux. Stockez - les suivant
le mode d'emploi; un grand nombre demande à être
réfrigéré. Mélangez - les loin
des poulets,
juste avant de les utiliser. n'en renversez, ni
sur, ni à proximité des
poulets. Lorsque vous travaillez avec un grand
nombre d'animaux, ayez toute l'aide nécessaire;
la personne qui mélange et pratique la
vaccination ne devrait pas, si possible,
manipuler les poulets. Si vous utilisez un
vaccin à virus vivant, prévenez les fermiers
voisins parce que si eux n'ont pas encore
vacciné leurs bêtes, le virus vivant peut très
bien provoquer la maladie chez leurs poulets. Si
un fermier vaccine et que l'autre ne le fait
pas, assurez - vous qu'aucun moyen de
transmettre la maladie aux bêtes non - vaccinées
n'est possible. N'administrez pas plus de vaccin
à chaque animal, qu'il n'est recommandé, mais
n'en donnez pas moins non plus -- vouloir
lésiner sur les vaccins est dangereux.
Administrez le vaccin mélangé tout de suite et
jetez le reste; ne le conservez pas jusqu'au
lendemain car il perd son efficacité. Stérilisez
soigneusement votre matériel si vous avez
l'intention de vous en servir à nouveau (il vaut
cependant mieux le jeter et en utiliser du
neuf). Changez de vêtements et de chaussures
avant d'aller voir d'autres poulets.
Les différentes méthodes de vaccination
comprennent:
· Le compte - gouttes --
Mettez une goutte de vaccin dans l'oeil du
poulet et attendez qu'il cille ou bien posez
votre doigt sur une de ses narines, mettez une
goutte dans l'autre et attendez au il aspire le
vaccin.
· Les follicules des
plumes --
Arrachez quelques plumes de la
cuisse du poulet et frottez les follicules
des plumes
des alentours
avec un tampon de coton imbibé de vaccin.
· Vaccinostyle pour la membrane de l'aile --
Trempez un vaccinostyle pour membrane dans le
vaccin et percez la peau sous l'aile. Faites
attention de ne pas toucher une veine. Vaccinez
sous la même aile chez tous les animaux (soit la
droite, soit la gauche) afin de pouvoir par la
suite verifier la croûte qui montre que le
vaccin a été efficace ou "a pris".
· L'eau de boisson --
Quelques vaccins peuvent être mélangés à l'eau
de boisson de l'élevage.
· Intramusculaire --
Utilisez une seringue pour injecter le vaccin
dans la poitrine du poulet.

Vaccinostyle pour la membrane

Percer la membrane de l'aile
Diagnostic
En dehors de la connaissance
des symptômes
évidents des
maladies des
poulets les plus courantes et de la manière de
les soigner, un fermier inexpérimenté doit être
très prudent en diagnostiquant une maladie et en
essayant de la traiter. Ayez recours à
des conseils
professionnels chaque fois que c'est possible.
Maladie de Newcastle (Ranikhet)
Cette maladie est la plus largement redoutée
des éleveurs de
poulets du monde entier. lorsqu'elle frappe les
jeunes poulets, la mortalité peut atteindre
100%. Dans certaines régions d'Asie, elle est
connue sous le nom de maladie de Ranikhet.
Cause --
Virus transmis par
d'autres poulets ou d'autres espèces d'oiseaux.
Symptômes --
Toux, halètement et
respiration rauque et/ou extrème nervosité et
jabot distendu. Passivité, manque de
coordination, somnolence, se serrer contre une
source de chaleur, tête pendante, paralysie
partielle, coma, mort. La présence de tous ces
symptômes ne confirme pas le diagnostic, seules
les analyses de laboratoire peuvent le faire. La
maladie de Newcastle a d'abord une manifestation
respiratoire avant qu'une manifestation nerveuse
n'apparaisse.
Signes observés après la mort
--
Mucosités dans la trachée,
éventuellement sacs aériens jaunes et épaissis;
hémorragie possible dans le ventricule
succenturié.
Traitement --
Aucun
Prévention
--
La plupart des
pays ont des
vaccins à dis position. Une règle générale,
appliquée par beaucoup de spécialistes de la
volaille, est de vacciner selon un programme de
4 - 4 - 4, ce qui veut dire: lorsque les poulets
atteignent l'âge de 4 jours, puis de 4 semaines,
puis lorsqu'ils ont 4 mois. Mais vous devez
suivre les recommandations locales.
Variole de la volaille (des
poules)
C'est une maladie qui s'attaque aux oiseaux
domestiques âgés de trois à cinq mois. Il n'est
pas nécessaire de vacciner contre cette maladie
avant que les poussins n'atteignent cinq
semaines. Le vaccin contre la variole
des pigeons n'est
nécessaire pour un traitement d'urgence que s'il
se produit une épidémie de variole
des poules dans
un élevage non vacciné.
Causes -- Virus répandu par les insectes, en particulier les moustiques et
aussi par contact direct avec
des poulets ou
des oiseaux
sauvages infectés.
Symptômes
--
La variole des
poules s'attaque le plus fréquemment à
des oiseaux
domestiques âgés de trois à cinq mois. Il y a
deux types:
· La variole sèche
ou nodulaire qui a en général
l'apparence d'une verrue ou d'une piqûre
d'insecte. Elle cause l'enflure de la crête,
des caroncules,
de la face et parfois
des yeux. La variole sèche en elle - même
ne cause pas beaucoup de mortalité.
· La variole "humide"
ou de forme diphtérique
commence avec un écoulement
des yeux et
des narines, puis
une substance caséiforme se forme dans la
bouche. Cela provoque l'étouffement si on ne
l'enlève pas. La variole "humide" a un taux très
élevé de mortalité jusqu'à 50% -- et la
production d'oeufs décroit sensiblement chez les
pondeuses.
Signes observés après la mort
--
Muscosités dans la
trachée, éventuellement sacs aériens jaunes et
épaissis, hémorragie possible dans le ventricule
succenturié.
Traitement
--
Dans un élevage contaminé: si on observe les
animaux quotidiennement, on peut détecter la
maladie avant qu'un grand nombre ne soit
infecté. Dans ce cas, vaccinez immédiatement les
poulets sains avec le vaccin contre la variole
des poules ou la
variole des
pigeons.
Si un élevage voisin attrape la maladie, vaccinez
immédiatement tous les élevages de la région.
Il n'y a aucun traitement pour les poulets déjà
atteints de cette maladie.
Prévention
--
Suivez les conseils
des autorités locales. Dans la plupart
des cas cela
signifie:
· Si la variole des poules
est répandue dans une région, la meilleure chose
à faire est de vacciner. De nombreux
spécialistes conseillent la vaccination vers la
sixième semaine et ensuite vers la douzième.
Le choléra des
poules
Cause --
Bactéries répandues par les fientes d'oiseaux infectés, par le sol
contaminé, la nourriture ou l'eau. Les agents de
transmission comprennent: les oiseaux sauvages,
les pieds des
hommes et les pattes des
animaux.
Symptômes --
Il y a deux types de
choléra affectant les poulets.
·
Le choléra suraigu ou très grave: les seuls symptômes
sont des animaux
morts.
· Aigu et chronique: manque soudain et presque
total d'appétit, diarrhée jaunâtre - verdâtre,
difficultés respiratoires; forte fièvre et soif
accrue; la tête devient bleue; crète et
caroncules enflés, chauds et hypertrophiés; les
poulets affectés sont très chauds au toucher;
yeux gonflés et écoulement nasal épais comme
dans le coryza.
Traitement --
Un bactéricide recommandé
(sulfamides), ajouté à l'eau de boisson et à
l'alimentation, peut réduire la mortalité dans
un élevage infecté. Enlevez les animaux malades
et changez la litière. Désinfectez soigneusement
le matériel et le poulailler.
Prévention
--
En tout premier lieu, la propreté. Si la
vaccination est recommandée, il peut être utile
de l'administrer selon les recommandations
des autorités
locales.
Bronchite infectieuse
Cause --
Virus répandu par l'air ou par des
matières infectées.
Symptômes
--
Chez les poussins: éternuements, difficultés
respiratoires, mucosités, clappement dans la
gorge, écoulement nasal et
des yeux. Chez
les pondeuses: la
production d'oeufs diminue brusquement de 10 à
50 pour cent, la production restante est de
mauvaise qualité (coquilles minces, oeufs mal
formés, blancs aqueux). Chez les poussins la
mortalité peut aller de 5 à 60 pour cent; chez
les poulets plus âgés, de zéro à deux pour cent.
Traitement
--
Aucun pour l'infection. On peut donner
des antibiotiques
pour diminuer les complications.
Prévention
--
En cas d'épidémie locale, utilisez les
vaccins selon les conseils
des autorités
locales et leurs programmes.
Laryngotrachéite
Cause --
Virus se trouvant dans
l'air ou transporté par les vêtements et le
matériel et provenant d'animaux infectés.
Symptômes
--
Les animaux: ont de grandes difficultés à
respirer, étendent le cou pour inspirer et
laissent retomber la tète sur la poitrine
lorsqu'ils expirent; ils peuvent également
cracher des
mucosités sanguinolantes. La mortalité peut
aller de 5 à 50 pour cent.
Traitement --
Aucun pour l'infection
mais la maladie se répand rapidement, on peut
donc vacciner les animaux sains.
Prévention --
Ne jamais vacciner là où
il n'y a aucun précédent de la maladie. S'il se
produit une épidémie dans la région, utilisez le
programme et les méthodes recommandées par les
autorités locales.
Maladie de Marek (Leucose)
Cause --
Virus transmis par les pellicules des
poulets (petits morceaux
des follicules
des plumes qui se détachent), principal
composant de la poussière de poulailler.
Symptômes
--
Abattement, mauvais état
des plumes et
perte de poids sont quelquefois les seules
signes avant la mort. Certains animaux sont
partiellement ou totalement paralysés; ils sont
couchés sur le côté et dépérissent lentement. La
mortalité peut atteindre un pour cent par jour
pendant deux à trois semaines.
Traitement --
Aucun
Prévention
--
Vaccination des
poussins d'un jour -- faite en général par l'accouvoir
si elle est faite. Les poussins de
pondeuses
vaccinés sont particuliérement précieux.
Pullorose
Cause --
Bacille de salmonelle transmis par les oeufs d'une génération à
l'autre par des
parents contaminés. Peut aussi être transmise
par des pieds de
visiteurs, par des
animaux, de la nourriture souillée, du matériel
ou des oiseaux
sauvages.
Symptômes --
Poussins: mort subite, les
autres ont les ailes qui pendent, se pressent
contre la source de chaleur. La diarrhée est
blanche, collante et mousseuse. La mortalité
parmi les poussins peut atteindre 50 pour cent.
Adultes: dans les épidémies graves, ils sont
faibles et abattus, ils peuvent avoir une
diarrhée brun - verdâtre.
Traitement --
Médicaments à base de
sulfamides pour les poulets destinés au marché;
n'utilisez pas les bêtes malades pour la
reproduction.
Prévention
--
Achetez seulement des
poussins non atteints de pullorose et instituez
des règles
d'hygiène dans l'exploitation.
Coccidiose
Cause --
Il y a neuf espèces de coccidiose (parasites protozoaires) qui se
transmettent par de l'alimentation, de l'eau ou
de la litière contaminées. Chaque espèce
s'attaque à une partie différente
des intestins ou
du caecum (appendice intestinal). Il est
extrèmement difficile d'isoler les poulets de
cette maladie.
Symptômes --
Les signes de la maladie
varient en fonction du type de coccidiose et du
degré d'immunité de l'élevage à cette maladie.
Les indices généraux sont: diminution générale
de la consommation de nourriture; les animaux
courbent le dos, laissent pendre la queue et ont
les plumes ébouriffées. La diarrhée peut se
déclarer et les fientes molles peuvent être
sanguinolentes (brun - rougeâtre). Après ce
genre de diarrhée, la mortalité peut augmenter
rapidement.
Résultats d'autopsie
--
Chez les poulets de moins de 16 semaines,
taches rouges sur les parois internes
des intestins
(dans les cas graves,
des taches violettes apparaissent sur les
parois extérieures). Parois intestinale plus
épaisse que d'ordinaire. Autres signes: traces
gris - blanc sur les parois de la partie
supérieure dé l'intestin, substance rose ou
rougeâtre sur les parois de l'intestin. Chez les
poussins (de moins de neuf semaines) le caecum
peut être rempli de sang et enflé de la taille
d'un doigt. Pour les animaux de plus de 16
semaines, on doit recourir à un examen de
laboratoire.
Traitement
--
Si une épidémie sévère se confirme parmi
des poulets d'une
à douze semaines, traitez immédiatement avec les
médicaments anti-coccidiose recommandés
localement.
Prévention -- Il y
a trois façons de traiter la coccidiose.
· Développement de l'immunité naturelle --
Laissez
l'élevage développer sa propre immunité sans
administrer aucun médicament à moins d'épidémie
grave. Ceci marche bien lorsque l'élevage n'est
exposé qu'à un taux très bas de microbes de
coccidiose. Dans des
conditions très sèches, il ne peut pas y avoir
assez d'infection pour permettre à l'immunité de
se développer. Dans un milieu très sec, aspergez
la litière avec de l'eau toutes les semaines
environ pour maintenir une exposition constante
et un niveau d'immunité parmi l'élevage. Cela
peut être nécessaire lorsqu'un poulailler bien
aéré se trouve dans une région où le taux
d'humidité de l'air extérieur est constamment au
- dessous de 50 pour cent. Une invasion soudaine
et massive de microbes de coccidiose peut faire
des ravages parmi
l'élevage et des
quantités massives de médicaments peuvent
empêcher l'immunité de se développer dans
l'avenir.
· Prévention complète --
Donnez à
l'élevage la quantité moyenne recommandée de
médicaments contre la coccidiose pendant les 15
premières semaines de son existence. Cela
l'empêchera certainement d'attraper la maladie
mais ne lui permettra pas de développer sa
propre immunité. n'utilisez cette méthode
qu'avec les poulets à viande et avec les
pondeuses qui
resteront en cages.
· Immunité plus traitement --
Utilisez le
dosage minimal recommande pendant les 15
premières semaines. Cela devrait permettre aux
animaux de développer une certaine immunité et
peut être de n'avoir plus besoin d'aucun autre
soin dans ce domaine. Dans le cas d'une épidémie
légère, administrez aux poulets à viande et aux
pondeuses
destinées aux cages les doses recommandées les
plus fortes. n'administrez les fortes doses aux
pondeuses sur
litière qu'en cas d'épidémie grave pour qu'elles
puissent développer autant d'immunité que
possible. Cette méthode est la plus sûre de
toutes et est peut - être la meilleure
recommandation pour les petits et moyens
élevages.
Médicaments contre la coccidiose --
Ces remèdes se pré sentent
sous plusieurs formes, en diverses combinaisons
et sous plusieurs noms, soit génériques, soit
spécifiques. Il est recommandé de changer de
sorte de médicament pour chaque nouvel élevage
afin que les microbes de la coccidiose locaux ne
développent pas de résistance à l'un d'eux en
particulier. Ne les mélangez pas, ça peut être
dangereux. Suivez scrupuleusement les
instructions du fabricant.
Voici quelques remèdes efficaces: amprolium,
amprolium plus ethopabate (pas pour les
pondeuses);
arsenobenzine, arrêtez l'emploi cinq jours
avant l'abattage; glycarbilamide (pas pour
les pondeuses),
arrêtez l'emploi au moins quatre jours avant
l'abattage; dinitrodiphenyldisulfide;
nicarbazin, arrêtez l'emploi quatre jours
avant l'abattage; aklomide, arrêtez
l'emploi au moins cinq jours avant l'abattage;
bithionol et methiotriazamide, arrêtez
l'emploi au moins 5 jours avant l'abattage;
3,5, dinitro-o-Toluamide (pas pour les
pondeuses); et
sulfaquinoxaline. D'autres médicaments que l'on
peut utiliser pour traiter la coccidiose, bien
qu'ils soient moins efficaces comprennent:
terraymicin, nidrafur, agribon, 3 - Nitro, NF -
180 - furazolidone, nitrofurazone,
phthalysulfacetamide (TSC) et
sulfaethoxypyridazine (SEZ).
Coryza infectieux (rhume)
Cause --
Bactérie transmise à des animaux
sains par des
animaux atteints de façon aiguë ou chronique.
Symptômes
--
Sécretion maladorante
des narines et
des yeux; toux, éternements; difficultés
respiratoires; les poussins secouent la tête
comme pour se débarraser de quelque chose, se
rencontre souvent là où se trouvent mélangés
des animaux
d'âges différents et là où ils sont en
surpopulation. Rare chez les adultes mais
lorsqu'il est présent, la production d'oeufs
ainsi que la consommation de nourriture
diminuent. Mortalité rare.
Traitement --
Les remèdes à base de
sulfamides distribués dans l'eau ou dans la
nourriture doivent éliminer le problème en deux
semaines environ, s'il n'y a pas d'autres
maladies ni complications.
Prévention
--
Ne mettez pas ensemble
des animaux d'âge
différent: éliminez tous les animaux qui
présentent des
enflures de certaines parties de la tête avant
qu'ils n'infectent le reste de l'élevage; dans
certains pays, mais pas dans tous, vous
trouverez des
vaccins faits à partir
des bactéries ou
des vaccins. Utilisez les méthodes
d'exploitation convenables
Parasites
Les parasites, soit internes soit externes,
affaiblissent et parfois tuent les poulets. Non
seulement le parasite se nourrit aux dépens du
poulet, mais en plus, il peut être porteur de
maladies et augmenter la susceptibilité de
l'animal à ces dernières.
Les vers
Il y a au moins neuf espèces de vers, pouvant
affecter divers organes internes du poulet. Les
principaux sont: les nématodes, les vers caecaux
et les cestodes. Les vers se transmettent par
les excréments ou par l'intermédiaire d'un
certain nombre de porteurs, comme les escargots,
les limaces, les lombrics, les mouches, les
cafards et autres insectes.
Symptômes --
Au début, augmentation de la consommation de
nourriture, avec peu, ou pas, de gain de poids.
Dans les cas graves, les poulets perdent
rapidement du poids. Les
pondeuses produisent moins d'oeufs.
Résultats d'autopsie --
Les gros nématodes, que
l'on trouve au milieu de l'intestin grêle, sont
blancs - jaunes, mesurent de 4 à 7,5 cm (1 - 1/2
à 3 pouces) et ont un corps relativement épais.
Les vers caecaux, que l'on trouve dans les
appendices du caecum, sont blancs et mesurent
environ 1,25 cm (1/2 pouce). Les cestodes, que
l'on trouve dans l'intestin grêle, sont plats,
blancs ressemblent à un ruban et sont segmentés.
Leur taille varie entre la taille microscopique
et 15 à 17,5 cm (6 à 7 pouces).
Traitement --
Chaque espèce de ver
demande un traitement spécifique: le piperazine
pour les nématodes, le phenothiazine pour les
vers caecaux et le dibutyltin dilaurate pour les
cestodes. Certains fabricants présentent une ou
plusieurs de ces substances en une seule
médication. Appliquez le traitement recommandé
pour les infestations importantes.
Prévention
--
Tout d'abord, hygiène. Assurez - vous que la
litière est bien remplacée entre chaque élevage,
tenez les oiseaux sauvages à l'écart du
poulailler, utilisez des
insecticides contre les cafards et autres hôtes
intermédiaires et ne donnez pas d'escargots ni
de limaces à manger aux poulets. Si vous
suspectez la présence de vers (c est qu'il y en
a sûrement), traitez les poulets à viande à
l'âge de quatre semaines, puis tous les deux
mois; les pondeuses
à dix semaines, puis tous les deux mois.
Les poux
Les parasites des
poulets les plus courants sont les poux. Le
cycle entier de leur vie se passe sur le poulet.

Une des
espèces de pou du poulet
Symptômes -
Irritation de la peau,
croûtes, plumes ébouriffées, diarrhée, peu de
gain de poids ou diminution de la production
d'oeufs, parfois quelques jeunes poulets morts
lorsque l'infestation est grave.
Traitement
--
On doit traiter les poulets infestés, sur les
sols surélevés, en cages ou en liberté avec les
produits suivants: malathion, carbaryl,
pyrethins, naled, coumaphos ou toute autre
préparation semblable, à l'aide d'un
pulvérisateur à récolte. Pour ceux sur litière
épaisse, on peut également traiter la litière et
tout le matériel à l'exception
des mangeoires et
des abreuvoirs.
Là où les produits chimiques ne sont pas
disponibles ou sont trop chers, certains
fermiers utilisent un mélange de cendres et de
poudre de sulfure ou de poudre à fusil qu'il
trouvent sur place. On dit que 20 grammes de
poudre de sulfure pour 1 kg de cendres froides
ou une proportion de 1 à 50 est très efficace.
Prévention
-- Maintenez les nids bien propres. Si vous
utilisez des
perchoirs, peignez - les avec du sulfate de
nicotine (la chaleur du corps
des poulets crée
des vapeurs qui
tuent les poux). Certains utilisent du créosol
dans les fentes et les joints
des perchoirs (carbolineum).
Les acariens
Les acariens sont des
toutes petites bêtes, presque invisibles, qui
ressemblent à des
araignées et dont il existe plusieurs espèces.
Certains restent constamment sur les poulets,
tandis que d'autres ne se manifestent que la
nuit.
Symptômes --
Acariens qui desquament les pattes: la bête boîte, ses
pattes sont enflées, desquamées et pleines de
croûtes. Acariens tétranyques (araignées rouges)
nocturnes: perte de poids et réduction de la
production d'oeufs, anémie. Acariens déplumeurs
(base des
plumes): les bêtes s'arrachent les plumes pour
soulager leurs démangeaisons.
Traitement --
Aucun pour la première
espèce, ôtez les bêtes infestées. Pour les
autres, appliquez le même traitement que pour
les poux.
Prévention --
La même que pour les poux.
Les tiques
Les tiques de la volaille (insectes plats,
ovoïdes, brun rougeâtres) non seulement sucent
le sang, mais peuvent aussi transmettre la
spirochétose. La spirochétose ou fièvre
des tiques a pour
conséquence la mort rapide sans autre symptôme.
D'habitude on ne trouve les tiques que dans les
régions chaudes et sèches. Ils passent une
partie de leur vie dans les fentes
des murs,
des perchoirs et
du matériel en bois et sont très difficiles à
détecter. Si vous suspectez leur présence, allez
avec un couteau dans les fentes
des planches et
examinez - les attentivement.
Symptômes -
Perte d'appétit et de
poids, anémie possible.
Traitement
--
Le même que pour les poux, puis attaque
sérieuse de l'infestation, en enlevant la
litière et le matériel, en inspectant les fentes
des mangeoires et
du reste du matériel, en nettoyant et en
pulvérisant partout, en renouvelant ces
opérations deux fois pendant les deux semaines
suivantes et en recommençant le tout six mois
plus tard. Si le toit est en chaume, changez -
le. Si le bâtiment est vieux, envisagez d'en
construire un neuf. Certains fermiers utilisent
un chalumeau sur le béton et sur les parties
ininflammables.
Prévention
--
Les auges, les nichoirs et tout le matériel
en tôle sont plus faciles à maintenir à l'abri
des tiques que
ceux en bois. Les perchoirs, suspendus avec du
fil de fer, sont plus sûrs que ceux placés sur
un support.
Autres problèmes de santé
La nourriture mal stockée ou que l'on garde trop
longtemps peut se gâter et causer le botulisme
ou d'autres empoisonnements alimentaires. Soyez
très prudent dans l'utilisation des insecticides
aux alentours des poulets ainsi que dans celle
des raticides, de l'essence pour les véhicules
et des autres matières dangereuses. Les poulets
en surpopulation au mal soignés peuvent
commencer à se donner des coups de bec.
Comment procéder à une autopsie
L'examen attentif du corps et
des entrailles
d'un poulet mort de cause in connue peut aider à
découvrir cette cause. On peut tuer les animaux
très malades, qui n'ont aucune chance de
guérison par les méthodes approuvées localement,
ou en leur tordant le cou.
Il vous sera utile d'examiner l'intérieur et
l'extérieur d'autant de poulets sains qu'il est
possible lors de l'abattage. Notez la position,
la taille, la couleur et la consistance de tous
les organes internes. Comme cela, lorsque vous
aurez à faire à des
animaux malades, vous serez mieux préparé à
noter les anomalies.

Comment tuer un poulet
Tirez sur le cou et tordez - le à l'aide de votre pouce
Ce manuel n'essaye pas de donner
des instructions
sur la façon de diagnostiquer les maladies (ce
rôle est mieux rempli par
des livres
spécialisés avec illustrations en couleurs) mais
il y a cependant certains signes, auxquels vous
devez être attentif.
Examinez l'animal le plus rapidement possible
après la mort, avant que les conditions du corps
n'aient changé. Prenez
des notes précises au fur et à mesure de
votre travail. Elles pourront aider le
vétérinaire ou l'employé de laboratoire à
identifier les problèmes. Dans l'idéal, vous
devriez emporter ou envoyer quelques bêtes
malades, mais vivantes, au laboratoire ou chez
le vétérinaire pour un diagnostic, ce qui n'est
pas toujours possible.
Pour faire une autopsie, examinez d'abord
l'aspect extérieur de l'animal. Recherchez les
poux ou les acariens qui peuvent avoir contribué
à la mort, en particulier autour de l'ouverture
anale. La décoloration de certaines parties
de la tête, comme la crête ou les caroncules,
est l'indication d'un certain nombre de
maladies. Allongez le cou, tirez sur la langue
et examinez la gorge et la trachée à la
recherche de nodules (grosseurs) caséeux, signes
de variole. Sentez si les narines ont une odeur
putride. Si les pattes sont rugueuses,
desquamées et enflées, il se peut que les
acariens soient responsables. Regardez si les
pattes et les jointures
des ailes sont enflées et si la bête a
beaucoup de graisse sur le ventre. Recherchez
également des
taches noires qui peuvent avoir été causées par
des piqûres de
scorpions.
Puis ouvrez la bête avec soin. A l'aide d'un
couteau ou d'une paire de ciseaux, découpez le
côté en partant de la bouche jusqu'à l'oesophage.
Regardez s'il y a des
lésions (parties blessées) dues à la variole,
des mycoses, une
quantité anormale de sang ou de mucosités, ainsi
que des corps
étrangers ou des
nodules. Fendez le larynx et la
trachée et recherchez un excès de mucosités,
une inflammation, du sang ou
des matières
caséeuses.
Pour pouvoir examiner l'intérieur de la bête, dé
coupez d'abord la peau qui se trouve aux
jointures des
hanches et disloquez - les de façon à ce que le
corps puisse être mis à plat. Perforez, puis
coupez la peau et mettez - la sur les côtés afin
de découvrir la poitrine. A l'aide de ciseaux
solides, coupez les os et les côtes de chaque
côté du bréchet (partie centrale du sternum) et
ôtez - le ainsi que les muscles de la poitrine.
Accomplissez tout ceci avec soin sans endommager
les organes internes. Regardez s'il y a du
liquide dans le corps. Chez les femelles,
regardez s'il y a des
jaunes brisés à l'intérieur du corps (un liquide
noir si ceux - ci se trouvent déjà là depuis un
certain temps).
Fendez le jabot, ôtez la nourriture
(notez si elle a une odeur acide) et examinez -
en les parois pour voir s'il y a
des vers,
des mycoses ou
d'autres problèmes. Examinez le foie en
notant sa couleur (la couleur normale est brun
foncé) et en regardant s'il y a
des lésions ou
des nodules (s'il
y en a et qu'ils sont mous, c'est qu'il y a peut
- être présence de leucose). Examinez le
coeur pour voir s'il y a
des lésions ou
des hémorragies
dans la graisse ou du liquide et
des matières
caséeuses à l'intérieur. Examinez la rate et
les bronches pour voir s'il y a
des nodules ou
des lésions.
Notez la couleur et la consistance
des poumons
(normal: rouge vifs et spongieux, flottent dans
l'eau). Regardez s'il y a du liquide
(pneumonie), des
tumeurs, des
nodules ou une congestion (rouge foncés, ne
flottent pas).
Ôtez les intestins et regardez s'il y a
des tumeurs,
des nodules ou
une hémorragie. Fendez les intestins pour voir
s'il y a des vers
ou d'autres problèmes.
Des parois intestinales épaisses peuvent
indiquer des vers
microscopiques ou de la coccidiose. Regardez
également s'il y a du sang, une inflammation ou
un excès de mucosités. Si vous trouvez du sang
dans le caecum, regardez s'il y a aussi
des matières
caséeuses, des
vers caecaux ou si les parois sont lésées.
Ouvrez le ventricule succenturié (estomac
proprement dit, situé à la rencontre de
l'oesophage et du gésier) et regardez s'il y a
une hémorragie, des
vers ou une inflammation. Fendez le gésier et
voyez s'il y a érosion. L'érosion du gésier
est causée, la plupart du temps, par une
déficience nutritionnelle et se présente sous la
forme d'ulcères et de desquamation
des parois de
l'organe. Examinez les reins pour voir
s'il y a des
urates (matières blanches) dans les voies
internes. Examinez les nerfs brachiaux,
s'ils sont enflés, c'est qu'il y a peut-être une
leucose. Notez la taille et la couleur de la
vésicule biliaire (normalement verte). Chez
les pondeuses,
contrôlez les ovaires et les conduits
ovariens pour voir s'il y a un excès de
graisse ou une rupture (cassure) qui permet au
jaune d'oeuf de se répandre dans d'autres
parties du corps.
Poules
∫ Chèvres ∫ Vaches ∫ Moutons ∫ Porcs ∫ Lapin ∫ Poissons
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source:Malko
Liendze(Zootechnicien) | |