Source: © Quotidien Mutations | 18.08.2010
C’est le deuxième incident en une semaine
survenu hier, alors que les maçons étaient en activité. Aucun décès n’a,
heureusement, été enregistré suite à l’effondrement de l’immeuble R+4 en
construction, appartenant à M. Mballa Ekobena au quartier Elig-Essono à
Yaoundé. Néanmoins, l’on liste d’importants dégâts matériels et plusieurs
cas de blessés. Quinze maçons y étaient en pleine activité. Parmi ceux-ci, 8
ont eu des blessures graves et ont été transportés de toute urgence à
l’hôpital central de Yaoundé.
Alerté, Gilbert Tsimi Evouna, délégué du Gouvernement auprès de la
Communauté urbaine de Yaoundé est aussitôt arrivé sur les lieux du drame. A
la question de savoir pourquoi cette succession des effondrements des
immeubles à Yaoundé, il réagit : « je n’en sais rien. Demandez plutôt à ceux
qui construisent. Ils sont les seuls à pouvoir dire comment ils le font ».
Des éléments du corps National des Sapeurs pompiers sont aussi arrivés pour
faire leur constat. Effondrement qui s’est effectué en un laps de temps,
sans aucun signe prémonitoire. « J’étais assise à la véranda et, subitement
j’ai entendu un grand bruit. Lorsque je regarde, je constate que c’est
l’immeuble qui s’écroule», explique une voisine.
Face à cette succession d’effondrement des immeubles, Kizito Ngoa,
vice-président du conseil des ingénieurs de l’ordre, s’est vu obligé de
tenir un point de presse hier au siège de l’Ordre des ingénieurs situé non
loin du lieu du drame. Il a appelé les promoteurs immobiliers a toujours
solliciter les services des ingénieurs dans leurs projets de construction.
«Ils ont été formés pour cela. Ils maîtrisent les normes de la construction.
Il s’agit des normes géophysiques pour la qualité du sol, l’étude de
structure» a poursuivi M. Ngoa.
Des étapes de construction qui ne sont pas respectées dans la plupart de nos
projets parce que, selon le vice-président du conseil des ingénieurs de
l’ordre, les entrepreneurs préfèrent négocier les chantiers avec les simples
jobistes parce qu’ils ne veulent pas payer normalement l’entrepreneur.
L’effondrement de cet immeuble hier à Yaoundé est le troisième sinistre de
la sorte depuis le début de l’année. Le premier s’est produit le 26 février
dernier et avait fait 6 morts. Le second le 09 août dernier, n’a
heureusement pas fait de pertes en vie humaine mais d’énormes dégâts
matériels et des blessés.
Josiane Afom (stagiaire)



