Les XXVIes Jeux Olympiques d'été ont
officiellement été lancés vendredi
(14h08, heure française) à Pékin à
l'occasion d'un spectacle qui
s'annonce grandiose. Parmi les
10.600 athlètes en lice, les 312
représentants français sont menés
par le porte-drapeau Tony Estanguet.
«Un honneur et une responsabilité»,
explique le double champion
olympique de canoë-kayak.
Le vice-président du Front
National, Bruno Gollnisch, voit dans la cérémonie d'ouverture
des JO de Pékin "la véritable modernité" de la Chine qui
"s'enracine dans la tradition" au moment où, selon lui, la
France "abandonne" la sienne.
"Ce sont les Chinois eux-mêmes qui commencent à exprimer à
travers cette cérémonie qu'il n'est de véritable modernité que
celle qui s'enracine dans la tradition.
Ils retrouvent la leur quand nous abandonnons les nôtres", écrit
M. Gollnisch, en charge des affaires internationales au Front
national.
Sans citer de nom, il fustige "les anciens admirateurs français
ou occidentaux du maoïsme et de la révolution culturelle qui
vont aujourd'hui apprendre à la Chine le respect des valeurs
universelles, qu'ils n'ont pas qualité pour définir ni pour
représenter".
Selon M. Gollnisch, "en voyant la magnifique cérémonie
d'ouverture des JO de Pékin, on se prend à penser que si la
Chine avait échappé aux excès révolutionnaires, au maoïsme et
aux millions de morts d'une folie qui voulait détruire toutes
les valeurs traditionnelles, elle serait sans doute aujourd'hui
la première puissance du monde, et pas seulement sur le plan
économique".
Source: AFP
Quelques
sifflets pour la France
Vendredi 8 août
2008 - 16:41
La délégation des athlètes
français a essuyé vendredi quelques sifflets isolés, les
premiers de la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques à
Pékin, alors que la France et la Chine ont connu une période de
froid après la crise tibétaine.
Lors de son entrée sur le stade, la France a reçu un accueil
mitigé, mélange d'applaudissements et Aucune des 123 délégations
qui avaient défilé auparavant n'avait été accueillie de cette
manière.
Les athlètes tricolores ont été salués par le président Nicolas
Sarkozy, présent dans les tribunes, au côté de son fils Louis.
Le président français a cherché à consolider la relation
franco-chinoise vendredi à Pékin, tout en affirmant avec
insistance avoir longuement abordé la question des droits de
l'Homme afin d'apaiser la polémique en France autour de son
voyage.
Après un long suspense, M. Sarkozy avait finalement annoncé en
juillet sa venue, après un moment avoir conditionné ce
déplacement à l'amélioration de la situation au Tibet.
Source: AFP
La délégation
taïwanaise acclamée
Vendredi 8 août
2008 - 16:06
La délégation de l'île
nationaliste de Taïwan, que la Chine considère comme une
province, a été acclamée vendredi par la foule à son entrée au
stade olympique, le "Nid d'oiseau", lors de la cérémonie
d'ouverture des JO de Pékin.
Les membres de la délégation numéro 24, défilant derrière le
panneau "Chinese Taipei", ont reçu une des plus fortes ovations,
tout comme ceux de Hong Kong, ancienne colonie britannique
revenue dans le giron chinois en 1997.
L'atmosphère entre Taïwan et la Chine s'est réchauffée depuis
que le président Ma Ying-jeou, favorable à un rapprochement, est
arrivé au pouvoir en mai en s'engageant à améliorer les
relations avec Pékin.
Les communistes chinois, qui ont chassé le gouvernement
nationaliste du Kuomintang vers Taïwan en 1949, considèrent
l'île comme partie intégrante de la Chine et ont menacé
d'intervenir militairement si ce territoire déclarait son
indépendance.
Source: AFP
150 bonzes
tentent un coup de force
Vendredi 8 août
2008 - 15:57
Au moins 150 bonzes tibétains en
exil en Inde ont tenté vendredi d'entrer dans l'enceinte de
l'ambassade de Chine à New Delhi, le jour de l'ouverture des
jeux Olympiques à Pékin, a annoncé la police.
Les moines, tous vêtus de robe couleur safran, sont arrivés en
autobus devant la mission diplomatique chinoise et ont essayé
d'arracher les barrières en acier et les fils de fer barbelés
disposés autour des murs du bâtiment depuis un incident
identique en mars, a expliqué un porte-parole de la police.
Les membres des forces de l'ordre ont maîtrisé les Tibétains,
mais certains ont débordé les cordons des policiers avant d'être
stoppés devant l'ambassade.
"Nous avons placé les moines en détention préventive et renforcé
la sécurité à l'ambassade", a assuré le policier.
Plus de 100.000 Tibétains vivent en exil en Inde depuis
l'arrivée en 1959 du dalaï lama.