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Tiger Woods risque de se faire attendre encore
un peu. Son retour sur le circuit continue de
nourrir les spéculations, mais pour Tim Finchem,
le patron du circuit américain (US PGA), "que ce
soit dans trois semaines ou dans trois mois, ce
qui compte c'est qu'il revienne".
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Siepogni Yannick Mignon dotcoms |
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Samuel Beckett, qui excellait dans sa
jeunesse irlandaise au rugby, au cricket, à la
boxe et au tennis, aurait peut-être écrit un "En
attendant Tiger Woods" pour décrire l'absurde
situation du sportif le plus riche de la
planète, obligé de suivre une thérapie pour
dépendance sexuelle et mettre en scène une
rédemption télévisée pour que le circuit
professionnel survive pendant son absence. Le
paradoxe choquant, qui mériterait bien une pièce
de théâtre sinon un scénario d'Hollywood (Tiger
Woods par Eatswood ?), fait du champion à la
fois l'opprobre du sport et son "messie"
médiatique.
Woods est sorti de son silence en grande pompes
vendredi pour reprendre le contrôle sur sa
propre image, protéger sa famille, et soulager
l'USPGA Tour. Ce qu'il faut souligner, c'est que
c'est au siège de l'organisation que l'Américain
a expié publiquement ses pêchés. C'était
apparemment une étape essentielle pour sa
rédemption (ce qui est aussi une interprétation
très américaine du bouddhisme duquel Woods se
réclame) de golfeur. Les plus optimistes
attendaient l'annonce de son retour dans la
foulée de cette prise de parole. Ils ont été
déçus : "Nous voilà revenus à la case départ", a
résumé son collègue britannique Nick Faldo,
vainqueur de six tournois majeurs, sur la chaîne
Golf Channel. Depuis l'annonce par Woods, le 11
décembre sur son site internet, qu'il mettait sa
carrière en suspens pour une "période
indéterminée", les spéculations vont bon train
sur la date exacte de son retour sur les greens
et sur la façon dont il se comportera.
"J'ai l'intention de retourner au golf un jour"
"J'ai l'intention de retourner au golf un jour.
Je ne sais juste pas quel jour ce sera", a
simplement déclaré le vainqueur de 14 tournois
majeurs, sans écarter un retour "cette année".
Une participation du champion au premier tournoi
majeur de l'année, le Masters d'Augusta en
avril, semble toutefois de plus en plus
compromise, ainsi que sa venue à deux tournois
en Floride en mars.
"Je ne veux pas minimiser l'impact à long
terme", a reconnu Tim Finchem, patron de l'US
PGA Tour, interrogé sur les conséquences de
l'absence de Woods sur le circuit américain.
"Mais la bonne nouvelle d'aujourd'hui, c'est,
premièrement qu'il projette de revenir sur les
greens, deuxièmement qu'il pourrait revenir dès
cette année, et troisièmement, qu'il a
clairement fait le premier pas sur le chemin du
retour", a-t-il réagi après avoir assisté, avec
une quarantaine d'autres invités triés sur le
volet, aux excuses du champion à Ponte Vedra
Beach.
Les réactions de la presse et des fans, certains
saluant son professionnalisme, d'autre raillant
sa gravité inutile, sont un avant-goût des
réactions auxquelles peut s'attendre Woods
lorsqu'il reviendra sur les terrains. Finchem
sait qu'il ne faut pas brusquer les choses.
Woods ne doit pas devenir le Godot de l'US PGA.
Le président a dit espérer que le golfeur ne
revienne sur les greens qu'une fois qu'il aurait
résolu ses problèmes personnels. "Nous le
soutenons quelle que soit la date de son retour,
que cela soit dans trois semaines ou dans trois
mois", a-t-il expliqué. "Ce qui compte c'est
qu'il revienne, qu'il soit prêt à jouer, à
reprendre sa carrière de manière positive et
qu'il soit là pour un long moment".
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