|
Auteur d'un très bon match pour sa première
titularisation à Cardiff, le deuxième ligne de
l'équipe de France, Julien Pierre, a été
confirmé à son poste pour recevoir l'Italie
dimanche (15h30). Une bonne nouvelle qu'il prend
avec modération. Il sait que les Transalpins
seront "pénibles" à jouer. |
Siepogni Yannick
dotcoms |
|
Des changements étaient
attendus, devant notamment.
Pensiez-vous être de nouveau
titulaire ?
Julien PIERRE : Non. Nous avons
commencé à travailler dès lundi
matin et l'annonce avait lieu
mercredi seulement, alors je
n'allais pas me mettre à gamberger
tout ce temps. Il ne le faut pas. On
se prépare pour jouer au rugby et on
attend le XV de départ, tout
simplement. Personnellement, tout
cela ne me stresse pas
particulièrement. Il faut prendre ce
qui vient et se préparer à jouer
quoi qu'il se passe.
On peut penser qu'il s'agit d'une
marque de confiance du staff.
Sentez-vous que vous vous installez
en quelque sorte ?
J.P. : Oh non ! Personne n'est
installé en équipe de France. Il
faut toujours travailler, faire de
bons matchs en club pour avancer et
revenir à Marcoussis. Je suis de
nouveau titulaire et c'est une très
bonne chose pour moi, mais
"installé" est un bien grand mot !
Vous avez réalisé une très bonne
performance contre les Gallois pour
votre première titularisation il y a
quinze jours. Comment la jugez-vous
?
J.P. : C'est vrai que ça s'était
bien passé. J'étais bien
physiquement et je n'avais pas de
pression. Mais l'heure maintenant
est à la confirmation. Ce n'est pas
parce qu'on fait un semblant de bon
match qu'on va revenir directement
en suivant.
Votre deuxième titularisation valide
tout de même votre bonne performance
à Cardiff …
J.P. : Bien sûr et je suis très
heureux d'être titulaire contre
l'Italie. Mais ce que je veux dire,
c'est que si je me rate dimanche, je
repartirai de zéro. Alors je reste
très prudent.
Donnez-vous une autre signification
à cette deuxième titularisation ?
J.P. : Forcément, il n'y a pas de
blessé cette fois ! Cela fait plus
plaisir. A moi de prouver aux
entraîneurs qu'ils avaient raison.
L'abordez-vous différemment de la
première ?
J.P. : Oui, parce que ce sera un
tout autre match. Il y aura beaucoup
plus de combat. Les Italiens sont
truqueurs au maximum et ils vont
envoyer moins de jeu que les
Gallois, alors il va d'abord falloir
répondre présents devant.
On parle beaucoup de la mêlée
italienne. Pensez-vous que vous vous
apprêtez à rencontrer les deux
meilleures mêlées du Tournoi avec
l'Angleterre également la semaine
prochaine ?
J.P. : Je le crois effectivement.
Mais commençons d'abord à penser aux
Italiens. Ils possèdent un gros
pilier droit en la personne de
Castrogiovanni. Nous avons joué
contre lui à Leicester avec Clermont
et je peux vous dire qu'il est très
solide. L'Italie progresse dans le
Tournoi chaque année. Si elle ne
compte qu'une victoire, elle n'a pas
subi de défaite significative, que
ce soit en Irlande ou contre
l'Angleterre. Nous savons qu'il faut
faire attention.
Qu'attendez-vous d'autre de la part
des Italiens dimanche ?
J.P. : Ce n'est pas une équipe qui
s'expose beaucoup, elle produit peu
de jeu et elle ralentit les ballons
tant qu'elle peut. Ce sont des
pénibles… Mais c'est le rugby qui
veut ça !
|
|