![]()
![]()  |




|
![]()
|
|
|
Longuè Longuè - Artiste de l'année 2009 ?
Wednesday,
13.01.2010, 04:11am (GMT)
Il est
sans conteste l'artiste musicien le plus
joué dans les bars, les cabarets et les
night clubs du pays ces trois derniers
mois.
Les
chansons de son nouvel opus passent en
boucle sur toutes les chaînes Fm de
Yaoundé, Douala et Bafoussam. Le refrain
du titre « Kirikou » est presque devenu
un hymne, voire un chant de ralliement
pour les mélomanes. On le fredonne dans
les marchés, les établissements
scolaires, les ménages et même les
bureaux.
«Kirikou est tout petit comme ça, mais
il est fort », reprend t-on
en
choeur. Les Compact disk, malgré
le redoutable phénomène de piratage
s'arrachent comme des bouts de pain. On
dirait même que c'est la mode au
Cameroun. Depuis la sortie du quatrième
bébé de l'artiste originaire de Yabassi,
les Camerounais sont sous l'emprise de
ce que l'on pourrait qualifier de la «
longuèlonguèmania ». Malgré la bonne
impression qu'ont laissé les albums de
ses concurrents comme Hugo Nyamé ou Aîjo
Mamadou, certains critiques culturels le
donnent favori en ce qui concerne le
titre du meilleur artiste de l'année
2009. Ce qui n'est pas exagéré,
au
regard de la razzia que cet album
de six titres a fait pendant les fêtes
de fin d'année. Son passage fort
applaudi sur le podium de Ya - Fê est
venu démontrer tout le bien dont ses
nombreux fans ont toujours pensé de lui.
« A bas judas » aurait pu s'intituler le
seigneur est grand. Ceci pour marquer de
nouveau l'empreinte indélébile et la
place que cet être occupe dans la vie de
l'artiste. Cet album est pour tout dire
une louange au seigneur. Dans un makossa
qu'on lui connaît bien, Longuè Longuè, a
su une fois encore trouver la bonne
note. Enfant de Dieu, éveilleur de
conscience à souhait, moralisateur,
conseiller
de la
jeunesse, l'artiste est tout cela
à la fois. Les titres tels que « je ne
mourrais pas », « Kirikou », « faux amis
», « Eto'o Fils » sont des
illustrations. Avec des textes chargés
de messages forts, à bas judas est un
album où slows, rhumba, makossa et un
soupçon de Bikutsi foisonnent. En plus
de la langue « duala », l'artiste a
voulu être exotique en ajoutant au
français et au pidgin un peu de lingala,
une langue qu'il a isutée lors de ses
multiples concerts en République
démocratique du Congo. Le tapis rouge a
été déroulé au goléador, capitaine de
l'équipe des Lions Indomptables
notamment à travers le titre « Samuel
Eto'o », chanté à deux reprises. Titre
sur lequel la très enjôleuse Majoie Ayi
a démontré son imposante stature vocale.
Ont aussi collaboré à cet album, Pierre
Didi Tchakounté, Prince Afo Akom et
Charlotte Dipanda.
Accord parfait avec le succès
S'il baigne aujourd'hui dans les eaux du
succès, il faut reconnaître que les
débuts de Longuè Longuè n'ont pas été
des plus aisés. Il commence par se
produire dans les cabarets de Yaoundé.
Mais le succès ne frappe à sa porte que
lorsqu'il sort son premier album en
2001, album intitulé Ayo Africa, la
chanson éponyme de l'album connaît un
succès sans précédent au Cameroun et
même au delà du triangle national. On
lui trouve rapidement un surnom, celui
du « libérateur ». Fort du contenu de
ses textes qui égrainent le chapelet des
souffrances des populations. Longuè
Longuè devient alors l'artiste du
peuple. Son deuxième album,
Privatisation, sorti en 2003, connaît
moins de succès ; à l'exception du
morceaux très pieux « Demander à Dieu »
où il explique que tout ce qu'il possède
ne lui vient pas des marabouts mais de
Dieu. Malheureusement sa carrière va
être freinée par une inculpation pour
viol.
Longuè Longuè est interpellé à Nantes le
19 novembre 2005. Les accusations de sa
compagne Chantal Mbassi l'accablent.
Cette dernière déclare qu'il aurait
violé sa nièce de 17 ans. 48 heures plus
tard il est incarcéré à la maison
d'arrêt de Gradignan près de Bordeaux.
Il est libéré le 22 février 2006 mais
est placé sous contrôle judiciaire avec
l'interdiction de retourner au Cameroun
tant que l'affaire n'aura pas été jugée.
Son troisième album, appelé Examen de
conscience ou Le Libérateur Libéré
permet une nouvelle fois à ce chanteur
engagé de déferler sa verve. Le public
accueille plutôt bien le produit. Le 19
août 2006, la Cour d'appel lui accorde
un droit
de déplacement afin de
se
rapprocher de ses fans dans son
pays d'origine. Un parcours dira t-on,
digne d'un battant.
le
messager
|
© 2010 Dotcoms informatique Tous droits de
reproduction et de représentation réservés.
|
|